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La création à l'épreuve de la scène et du bocal
Première journée théâtrales à l'ISMAS
Publié dans El Watan le 25 - 03 - 2014

La pièce Saâtou al sifr (Zéro heure), souligne la difficulté de trouver l'idéal dans la vie moderne.
L'Institut supérieur des métiers des arts de scène et de l'audiovisuel (Ismas) de Bordj El Kiffan, à Alger, organise dans ses locaux les premières journées théâtrales jusqu'au 27 mars 2014. Le coup d'envoi a été donné samedi en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi. Un spectacle chorégraphique de Keddour Noureddine a été présenté en ouverture. Abdelaziz Ben Mahjoub, directeur de l'Ismas, a précisé que l'idée d'organiser une semaine de spectacles remonte à 2013.
Une manière de célébrer la Journée mondiale du théâtre qui coïncide avec le 27 mars. «C'est également une façon de mettre en valeur les travaux d'étudiants, de mettre en pratique le bocal, autrement dit l'écriture de textes qui seront immédiatement montés en pièces de dix à quinze minutes avant d'être présentées sur scène. Pour cela, nous avons contacté Djamel Mati, Hajer Bali, Ahmed Khoudi, Rabah Houadef et Najet Taibouni. Certains se sont excusés, d'autres seront présents», a précisé Abdelaziz Ben Mahjoub. «Nous voulons déclencher quelque chose en matière de création. Au lieu du blabla habituel, il est plus bénéfique de montrer ce qu'on peut faire sur le terrain artistique», a-t-il soutenu.
Nassima Louaïl, étudiante en troisième année d'assistanat réalisation, a estimé que la manifestation a été organisée grâce à l'effort conjugué des étudiants. «Notre but est de réunir tous les étudiants et ceux qui ont déjà obtenu leurs diplômes. Les anciens étudiants nous ont aidés à élaborer la programmation des pièces de ces journées», a-t-elle précisé. Elle a rappelé l'une des principales revendications des étudiants de l'Ismas : la reconnaissance du titre comme un diplôme d'enseignement supérieur, l'équivalent d'une licence. La coopérative El Anis de Sétif a présenté la pièce Saâtou al sifr (Zéro heure), mise en scène par Fawzi Ben Brahim, d'après un texte de Lâamri Kaouane.
Deux hommes, Hamoudi (Mahfoud El Hani) et Karim (Mohamed Ben Daoud) se retrouvent vers minuit dans un bar. Les deux racontent leurs déboires avec leurs épouses respectives. L'un, ouvert d'esprit, regrette de ne pas avoir offert une rose le jour de la Saint-Valentin à Zahra, son épouse, et l'autre, plus conservateur, est en colère contre les demandes de Rabéa, sa femme. Deux visions du monde, deux colères et un seul échec. Saâtou al sifr, qui relève de la satire sociale, suggère que l'idéal ne peut jamais être atteint et qu'il est préférable de se contenter de ce qu'on a !
«Ce texte est venu après une autre pièce, Kherdjet, montée au Théâtre régional de Guelma (par Tounès Aït Ali). C'est l'histoire de deux femmes sorties la nuit et qui se sont rencontrées dans une gare. Saât al sifr est donc presque la suite de ce texte. Cette fois-ci, il s'agit de deux hommes. L'idée de la pièce est qu'il n'existe pas de femme parfaite. C'est du théâtre populaire, car ce spectacle s'adapte à tous les publics. J'ai l'habitude de travailler sur ce genre de texte, dans le même style du Café bonheur, avec Ziani Chérif Ayad. Nous racontons notre quotidien sans grande philosophie», a relevé Lâamri Kaouane.
Fawzi Benbrahim a remanié quelque peu le texte en supprimant le personnage de la serveuse du bar, par exemple. «J'ai l'habitude de travailler sur des textes universels dramatiques, sinon sur des comédies reconstruites. Là, je voulais faire une expérience avec ce genre de théâtre. Genre difficile parce qu'il faut éviter de tomber dans les clowneries. D'où la concentration sur l'élaboration des situations, l'enrichissement des dialogues, l'étude de la scénographie et de la lumière. L'essentiel est de ne pas s'éloigner du public. Notre objectif est de faire revenir le public dans les salles de théâtre, d'où l'intérêt de spectacles qui peuvent relever du théâtre populaire. Je me dis tant qu'on est jeune, il faut toucher à tout», a souligné Fawzi Benbrahim, estimant qu'il est possible de faire rire les gens d'une manière intelligente. Saâtou al sifr est en tournée actuellement. «Nous voulons atteindre le large public, même dans les villages les plus reculés», a noté le metteur en scène.


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