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Kamel Daoud, si près du but...
Prix Goncourt de littérature
Publié dans El Watan le 06 - 11 - 2014

L'auteur algérien, dans un tweet, a remercié toutes les personnes qui l'ont soutenu. «J'aurais voulu offrir de la joie aux miens, aux gens et aux lecteurs, rentrer au pays avec une belle image de soi», a-t-il écrit.
Alors que tout le monde s'attendait à ce que l'Algérie obtienne son premier Goncourt de l'histoire, le jury en a décidé autrement, préférant Pas pleurer de Lydie Salvayre à Meursault contre-enquête de Kamel Daoud. Pas pleurer, le livre de Lydie Salvayre a créé, hier à Paris, la surprise en remportant le prestigieux prix Goncourt par 6 voix contre 4 pour l'Algérien Kamel Daoud après le cinquième tour de vote. L'auteur algérien, dans un tweet, a remercié toutes les personnes qui l'ont soutenu. «J'aurais voulu offrir de la joie aux miens, aux gens et aux lecteurs, rentrer au pays avec une belle image de soi», a-t-il écrit.
Mais le jury en a décidé autrement, privant encore une fois l'Algérie, qui a tant donné à la littérature francophone, de compter parmi ses enfants un lauréat du prix Goncourt. Le journaliste algérien a ajouté qu'il était «allé aussi loin que possible, mais que l'obtention du prix ne dépendait pas de lui», avouant au passage «que ce que lui ont donné les lecteurs n'a pas de prix». Sur les réseaux sociaux, la désolation était perceptible dans de nombreux commentaires postés par des Algériens.
Ils croyaient dur comme fer que Kamel Daoud allait obtenir le prix Goncourt. Amel Sahar, journaliste basée à Oran, s'est dite triste qu'aucun encouragement officiel ne soit venu de la part de la ministre de la Culture pour remercier l'auteur algérien d'être arrivé au dernier carré. De son côté, la chaîne française ITélé a versé dans la polémique et l'incompétence en expliquant que Kamel Daoud est censuré dans son pays et que le journal pour lequel il travaillait est, certes, respectable et a de bons journalistes, mais pas engagé.
Ne savait-elle pas que le livre de Daoud a été d'abord publié en Algérie et que ses chroniques, aussi critiques soient-elles, sont publiées chaque matin dans Le Quotidien d'Oran ? Vu de France, il fallait en réalité s'attendre à ce résultat et se résoudre à l'idée que peut-être jamais un auteur algérien ne gagnera le Goncourt, en dépit de son talent et son intelligence. Le Goncourt, c'est d'abord un prix politique avant d'être littéraire. Qu'on se le dise…
Assia Djabbar le méritait, Kateb Yacine et Yasmina Khadra, Mohamed Dib encore plus. Mais personne ne l'a eu. Les cercles littéraires parisiens, sans doute encore marqués par la nostalgie ou par la guerre, préfèrent remettre ce prix à d'autres auteurs du Maghreb et du Moyen-Orient, excluant de fait le deuxième pays francophone au monde, à savoir l'Algérie. En attendant, rendons hommage à Lydie Salvayre, française d'origine espagnole qui est revenue dans Pas pleurer sur les périodes difficiles de la guerre d'Espagne en 1936.
Née d'un père andalou et d'une mère catalane, exilés en France depuis 1939, Lydie Salvayre a passé son enfance dans un petit village, près de Toulouse. Née en 1948 sous le nom de Lydie Arjona, elle a été bercée par les récits de ses parents. Et c'est grâce à la littérature qu'elle a commencé à maîtriser cette nouvelle langue dont elle est aujourd'hui devenue l'emblème flamboyant à travers le plus prestigieux prix littéraire francophone.


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