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La communauté musulmane en force
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Publié dans El Watan le 12 - 01 - 2015

Présents parmi les marcheurs et reconnaissables à leurs pancartes et drapeaux, les Français de confession musulmane et les musulmans de France ont répondu par un grand oui à «la marche républicaine».
Une marée humaine a exprimé son soutien indéfectible à la liberté d'expression et dénoncé la barbarie du terrorisme. La solidarité était populaire, sans aucune couleur politique ou raciale. Arrivés les premiers à la place de la République, dès 10h, des dizaines de «jeunes de banlieue», comme ils se présentent eux-mêmes, escaladent la statue de la République et entonnent la Marseillaise.
La foule immense se réjouit de cette fête fraternelle, menée par «des garçons banlieusards», drapeaux tricolores à la main, ainsi que plusieurs autres emblèmes nationaux : algérien, malien, tunisien, marocain, turc, etc. «Nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes aussi des Charlie», hurlent-ils du fond leurs tripes.
Bien évidement, la désormais marque déposée «Je suis Charlie» a pris la part du lion des slogans. Néanmoins, «Vive la République», «Non à la barbarie», «Merci la police», «Le terrorisme est vaincu» sont les autres cris fétiches des manifestants. Entre moments de silence et applaudissements, c'est une communion de recueillement à la mémoire des 17 victimes des attentats de Paris. Les musulmans de France y ont largement contribué.
«Je suis venue pour dire que nous sommes tous contre le terrorisme. Je suis musulmane, je trouve que ce qu'ont fait ces terroristes est une insulte et une offense au Prophète. Le vrai islam, c'est la paix et non pas le terrorisme», estime Imane, une jeune Tunisienne «harcelée, dit-elle, par les sollicitations des journalistes, car voilée».
Loin des protocoles officiel et politicien qui ont fait que Netanyahu et Mahmoud Abbas ont marché ensemble, sous la houlette de François Hollande et d'Angela Merkel, Mohammed Alqadi ne comprend pas «la présence d'un terroriste qui a tué des milliers de Palestiniens à Ghaza, dans une marche pour dénoncer la violence et le terrorisme».
Se voulant le représentant de «la solidarité palestinienne et musulmane avec le peuple français», ce Palestinien, étudiant à Lyon, refuse tout amalgame : «Le terrorisme n'a pas de religion. L'attentat contre la liberté d'expression n'a fait que ternir l'image de l'islam et des musulmans, pourtant innocents de cette barbarie.» Près de lui, un couple arbore une affiche : «Not in my name (non pas en mon nom), Islam = Paix». «Nous sommes musulmans, mais citoyens français avant tout. Nous rejetons toute forme de violence et surtout au nom de l'islam.
Nous sommes ici également pour exprimer notre révolte contre les discours islamophobes», souligne la dame, bras dessus bras dessous avec son mari. «Il faut que les hommes politiques et les médias sortent de leur fantasme et regardent ce vrai visage de la société française cosmopolite. Là, vous me voyez avec mon foulard, mais du lundi au vendredi, je suis fonctionnaire au ministère de l'Intérieur», a-t-elle conclu.
Pancarte accrochée au cou sur laquelle on lit : «Je suis muslim», Yakana se moque des préjugés des gens : «Je ne suis pas musulman, j'ai écrit ça par solidarité avec les musulmans que certains veulent stigmatiser à cause des attentats. Je suis issu d'une famille de pieds noirs algériens. Et aujourd'hui, je suis musulman, je suis juif, je suis surtout un dessinateur libre», martèle ce confrère qui travaille dans un journal satirique français. Hadjer, elle, n'aime pas trop, voire pas du tout, «la satire que réservaient les dessinateurs de Charlie Hebdo au Prophète de l'islam». «Certes les caricatures de Mohamed ne me font pas rire car elles touchent à quelque chose de sacré pour moi.
En revanche, ce n'est pas une raison pour tuer», déclare cette secrétaire médicale de 25 ans. A la tête d'un des nombreux cortèges qui battaient le pavé parisien, deux amis, l'un Algérien, l'autre Français. Leurs drapeaux, algérien et français, défilaient ensemble tout au long du trajet République-Nation.
Plusieurs mètres derrière, un convoi d'imams et de collectifs de mosquées traçaient leur chemin républicain dans une ambiance festive, sous une petite et douce pluie. «Certains profitent de ce genre d'événement malheureux pour essayer de fissurer l'unité nationale. Nous sommes certes musulmans, mais nous sommes aussi français et républicains. Nous voulons le prouver avec notre forte délégation», indique Abdenour Aljouhri, un de leurs représentants. Et de préciser : «Notre présence est une manière de dire que nous refusons que l'islam soit sali par ces actes ignobles ou qu'on lui fasse porter le chapeau du terrorisme.»


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