Avec ses 29 communes et une population qui avoisine ou dépasse les 600 000 âmes, la wilaya d'Oum El Bouaghi, malgré un nombre appréciable de projets, n'arrive pas à décoller dans le domaine économique, seul gage d'un équilibre social et même moral. En effet, quand une société accuse des retards, notamment dans la création de l'emploi, et portant des richesses renouvelables, des phénomènes surgissent au sein de la frange des gênes, ce qui suscite l'inquiétude et l'appréhension. Il n'est plus rare aujourd'hui de ne pas entendre parler de cambriolages, d'agressions… La prolifération de la délinquance juvénile ne peut être passée sous silence. A chaque fois est invoqué le problème du chômage, de la mal-vie, du besoin. Mais ce qu'il y a de pire, c'est l'apparition d'un phénomène, et non des moindres, qui, par son étendue, risque de provoquer des ravages irrémédiables. Il s'agit de la consommation de la drogue et d'autres substances chimiques dont les effets sur l'esprit sont, le moins qu'on puisse avancer, préoccupants et dangereux. Dans cet ordre d'idées, les services de la sûreté nationale ne cessent de traquer dealers et autres consommateurs de drogues et de barbituriques. Ces mêmes services font état de la saisie de presque 3 kg de kif traité, au cours du premier semestre de l'année en cours. Quant aux tranquillisants et autres barbituriques, il a été procédé à la saisie de 384 cachets. Sur les 86 personnes impliquées dans ce genre de trafic, 78 ont été placées sous mandat de dépôt et condamnées à des peines de prison. Comparativement à la même période de 2005, il est noté une sensible baisse du phénomène. En effet, au cours du 1er semestre de cette année, 94 personnes ont été impliquées dans le domaine de la drogue. Selon le rapport annuel établi par les services de la sûreté nationale au niveau de la wilaya d'Oum El Bouaghi, 3756,31 g de kif ont été saisis, alors que le nombre de cachets a dépassé les 3000. Les services de la police judiciaire mène une lutte de tous les instants pour faire reculer ce phénomène qui fait de nombreuses victimes parmi les jeunes. La moralisation de la société reste, malgré tout, l'affaire de tout le monde pour éradiquer le phénomène.