La loi de finances 2016 adoptée par la majorité parlementaire, que nous avons rejetée dans le fond et dans la forme, est antisociale et même anticonstitutionnelle. C'est un passage en force et une violence faite au peuple algérien qui a trop souffert des méthodes du régime. Elle a été, d'ailleurs, adoptée de façon dictatoriale», a martelé le premier secrétaire du Front des forces socialistes ( FFS) Mohamed Nebbou, hier, lors de son intervention dans la commune d'Azeffoun, à 60 kilomètres au nord-est de Tizi Ouzou, à l'occasion d'une rencontre en hommage aux militants de 1963. M. Nebbou a souligné que son parti continue sa propre démarche pour rejeter et exiger l'annulation de la loi de finances en question. Faisant allusion à la proposition du secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) d'intégrer «l'initiative politique pour le progrès dans la cohésion et la stabilité», l'intervenant a estimé que son parti est en train d'étudier cette démarche pour répondre au moment opportun. «Nous allons bien réfléchir pour répondre à la proposition du FLN au moment opportun», a-t-il affirmé, avant de souligner, en outre, que sa formation politique maintient toujours l'initiative du consensus national pour aboutir à «un front pour la démocratie et contre l'injustice car notre objectif consiste à préserver l'Etat et non le régime mafieux». Par ailleurs, sur un autre volet, notons que M. Nebbou n'a fait aucun commentaire sur la déclaration de l'ex-patron du DRS, le général de corps d'armée Mohamed Mediène, qui vient de rompre le silence, pour la première fois de sa longue carrière de chef militaire, s'exprimant publiquement sur l'affaire du général-major Abdelkader Aït Ouarabi, dit Hassan, condamné à cinq ans de prison ferme. La direction du FFS a remis, à l'occasion, des médailles de reconnaissance à 76 anciens militants de 1963.