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M. Yellès. Directeur du CRAAG
« 95% des secousses ne sont pas ressenties »
Publié dans El Watan le 07 - 10 - 2006

Le directeur du CRAAG nous éclaire sur les dernières secousses et explique le phénomène avec des exemples.
Les dernières secousses ont suscité des inquiétudes. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?
L'activité sismique se produit tout au long de l'année dans différentes régions du pays, les régions les moins habitées et les grands centres urbains. Cette activité rappelle sans cesse que la région nord du pays est concernée par une activité sismique et qu'elle fait partie du quotidien dans la mesure où les secousses se produisent à l'Est, à l'Ouest ou au Centre. On a eu à vivre les dernières secousses dans la région centre. Nous avons connu d'autres qui ont touché Sétif, Kherrata et la bordure des Hauts-Plateaux (Djelfa). Elles se produisent de façon continue. Près de 50 secousses se produisent chaque mois, mais 95 % ne sont pas ressenties, c'est-à-dire de faible magnitude, et les 5% sont ressenties. Au cours de l'année, nous avons des séismes modérés qui dépassent la magnitude 4 et peuvent atteindre la magnitude 5. C'est une activité sismique qui se produit de façon continue : on sait la cause, elles sont issues de la confrontation des plaques qui crée cette activité. C'est un processus qui date depuis 80 millions d'années. Cette confrontation va entraîner deux phénomènes : la fermeture de la mer Méditerranée et l'édification des chaînes de montagne aussi bien pour la partie nord (les Alpes) et la chaîne de l'Atlas et du Tell sur la partie sud. Les séismes ne font que traduire en un temps réel cette construction. L'activité sismique a ses causes. Ce n'est donc pas un phénomène conjoncturel mais plutôt un processus continu et récurrent qui vient manifester des processus géologiques.
La ville d'Alger est-elle plus exposée que les autres régions ?
La ville d'Alger, à l'instar des autres régions du pays, se situe dans cette région sismique et connaît sa propre activité. Il y a les failles d'El Asnam, de Constantine et de Aïn Témouchent. En fait, il existe une série de failles actives qui traduisent cette sismicité et qui fait que ces secousses se produisent dans la région algéroise. Ces failles actives sont sur la partie continentale et sur la partie marine, c'est pour cela que se produisent de temps en temps des secousses en mer (Bou Ismaïl, la baie d'Alger ou à l'Est).
Contrairement aux volcans où on peut plus ou moins prendre des dispositions à l'avance, il n'y a aucun moyen de prévoir un tremblement de terre...
La prédiction à court terme n'est pas possible. On ne peut pas savoir dans un laps de temps très court si un séisme peut se produire à travers le monde. Il y a des travaux de recherche en cours par la communauté scientifique qui essaie de trouver les moyens de prédire sur ce court terme mais elle n'y arrive pas. Pour les moyen et long termes, ce sont d'autres approches : on sait qu'il s'est produit un séisme dans telle région et il y a des calculs qui permettent d'estimer sur des délais d'une cinquantaine d'années, voire d'une centaine d'années avec des marges d'erreur. La seule prédiction qu'on peut faire et qui est à 100 %, c'est qu'effectivement, s'il s'est produit dans une région des séismes de par le passé, il s'en produira encore ; cette prédiction permet d'axer essentiellement sur la prévention. Nous attachons une grande importance à la prévention : on sait que ces secousses reviennent sans cesse et la prévention est un nombre d'actions que l'on mène pour réduire l'exposition au risque de nos grands centres urbains, les régions habitées de notre pays et elles sont menées à travers le monde (Japon, USA, pays méditerranéens, Chine). Ils intègrent la notion de risque sismique dans le développement durable. On devient ainsi moins exposé et moins vulnérable, les secousses effraient moins, on a réalisé des actions qui permettent de dire que si une secousse se produit, on a les moyens d'y faire face.
Cela ne semble pas être tout à fait le cas en Algérie...
La prévention et la réduction du risque sismique sont apparues graduellement dans notre pays, fortement après le séisme d'El Asnam. Il y a eu des actions avec un programme national de réduction du risque sismique lancé à cette époque et l'existence de centres comme le nôtre pour prendre en charge la surveillance sismique du territoire et permettre d'avoir un code parasismique et former les gens dans ce domaine. L'Algérie, à l'instar d'autres pays, a mené des actions. Malheureusement, la décennie que nous avons connue a freiné l'élan, mais la réduction du risque est une grande mission qui concerne tous les secteurs de la société. Il est évident que si cette action a touché le secteur public dans la mesure où beaucoup d'infrastructures réalisées ont intégré cette notion, par contre le secteur privé (autoconstruction) n'a pas pris en compte ce risque, c'est tout ce qui est autoconstruction qui est vulnérable, tout ce qui a été fait après Boumerdès a consisté à ce que le secteur privé intègre le risque. C'est une action de grande envergure commencée par l'élaboration de la loi de décembre 2004 sur la prévention des catastrophes naturelles ; elle a donné les grandes lignes pour toute la stratégie de la réduction concernant les risques. La construction de l'autoroute Est-Ouest participe à la réduction du risque ; en cas de catastrophe, grâce à cette autoroute, on a des issues de secours. Le code parasismique existe en Algérie avec des normes publiques que les gens doivent intégrer dans l'acte de construire du maçon, qui doit travailler avec un certain degré de technicité jusqu'à la finalisation.


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