Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, par la voix de son chargé de communication Slim Belkessam, appelle à plus de patience des syndicats. « 17 projets de texte sont au niveau de la commission ad hoc chargée de les étudier, mais les choses ne peuvent pas se faire en un clin d'œil », remarque-t-il. Qu'il s'agisse des revendications de la Fédération nationale des travailleurs de la santé (FNTS), de celles émanant du Syndicat national des praticiens généralistes ou spécialistes, toutes sont en étude. La commission ad hoc est composée d'un représentant de la direction générale des finances qui doit évaluer le coût de la concrétisation des projets, le représentant de la direction générale de la Fonction publique veille, quant à la lui, à la cohérence globale des textes proposés », explique le responsable du ministère de la Santé. « La part qui revient au ministère a été accomplie, et si le motif de grève de la FNTS est la non-prise en charge des dossiers, cela ne tient pas la route », commente M. Belkessam. Il en irait de même, selon lui, pour les revendications émanant du SNPSSP et du SNPSP. « Les projets de textes relatifs aux points d'accord ont été transmis dès le mois d'août à la commission. Pour ce qui relève du syndicat des généralistes, seul le troisième point relatif à la segmention du corps n'a pas fait l'objet d'un projet de texte. » Sur ce point en particulier, les médecins généralistes sont en attente d'un plan de carrière divisé en grade. Le texte existe et a été appliqué jusqu'en 1991, date à laquelle la progression de carrière a été remplacée par une indemnité de qualification. « Mais ce n'est pas un dossier clos. Disons que la meilleure approche n'a pas encore été trouvée », explique le chargé de communication. La légitimité de leurs doléances n'est pas remise en question au ministère de la Santé. Mais le recours à la grève est surtout pénalisant pour le citoyen, semble-t-on affirmer. « Tous les efforts ont été menés pour satisfaire les syndicalistes, quels qu'ils soient. Nous travaillons avec 15 syndicats ; et même en leur accordant un jour par semaine à chacun, c'est difficilement gérable », rappelle M. Belkessam. Et de conclure : « Nous sommes en contact avec eux et ne perdons pas espoir que la raison l'emportera. »