Implantée pourtant à l'intérieur du tissus urbain de la capitale des Hauts-Plateaux, la cité des 450 Logements (APC-CNEP) est l'une des taches noires de la ville où le bien-être du citoyen prend l'eau de jour en jour. En ces lieux, les routes, ou plutôt les chemins, sont défoncés. N'existant que dans le plan initial, les espaces verts ainsi que les aires de jeu, n'ont jamais meublé le décor lugubre d'une cité abandonnée. Il ne faut pas cacher le soleil avec un tamis, ce lieu n'a jamais été la priorité des gestionnaires de la ville. Lesquels s'apprêtent à boucler leur mandat avec un bilan catastrophique. Malgré les cris de secours des habitants, obligés de payer rubis sur l'ongle, le prêt bancaire, la cauchemardesque situation n'a pas changé d'un iota. Comme un malheur n'arrive jamais seul, le ramassage des ordures est l'autre casse-tête du site, où les éboueurs se font désirer depuis des années. L'éclairage public défaillant dans de nombreux endroits ajoute son grain de sel. Le visiteur ainsi que l'occupant des lieux est agressé par un environnement des plus hostiles. N'ayant pas le choix, les enfants dans cette cité dépourvue d'aire de jeu sont dans l'obligation de composer avec un agressif environnement. Ne datant pas d'hier, l'état de déliquescence des 450 logements n'offusque toujours pas les responsables à différents niveaux. «Nous ne comprenons toujours pas les deux poids, deux mesures des responsables de la commune et de la wilaya n'ayant à aucun moment voulu prendre en considération le désarroi de certaines familles qui ne savent pas où donner de la tête. Il est vrai que la situation de la cité nous désole, mais ce qui nous fait le plus mal, c'est l'indifférence des responsables ne faisant rien pour venir à bout d'un tel cauchemar. Des plus agressifs, ce paysage est devenu le nid des maux sociaux. Pour preuve, la drogue et la petite délinquance s'y sont installées. Les autorités locales sont une nouvelle fois interpellées pour la réhabilitation de la cité qui se dégrade de jour en jour», tonnent des habitants rencontrés sur les lieux. Les locataire de l'hôtel de ville qui ont mis entre parenthèses leurs promesses électorales vont-ils sauver la face ?