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Il nous parle du fond de sa tombe !
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Publié dans El Watan le 07 - 08 - 2016

En vous quittant, le 2 août 2005, le terrorisme islamiste était sur le déclin.
L'islamisme avait perdu une bataille mais pas la guerre. Je savais pertinemment que l'idéologie qui le nourrit survivrait au vacarme des armes, tant que la lutte contre le terrorisme n'est pas multiforme et qu'elle reste axée à la seule dimension militaire. Une telle lutte ne suffit pas. Elle n'a pas vocation à éradiquer sa nature belliciste car la violence est inscrite dans les gènes de l'islamisme politique. C'est en s'attaquant aux causes, notamment à la matrice idéologique du terrorisme que nous réunirons les conditions pour siphonner définitivement son carburant : le wahhabisme.
En renonçant à ce double combat stratégique, militaire et idéologique, le système a préféré pactiser avec les tenants de l'islamisme politique pour, d'une part, légitimer son pouvoir ad vitam aeternam et garder la main haute sur le rapport de forces, d'autre part, neutraliser les forces démocratiques en les marginalisant.
C'est de cette façon qu'en Algérie la vie politique a été asséchée et les partis politiques phagocytés, y compris le MDS, parti issu d'Ettahadi, issu lui-même du PAGS et lequel avait pourtant percuté, au lendemain des élections communales de juin 1990, que l'islamisme politique est un danger mortel. Bien avant ma disparition, nous savions que la machine électorale était truquée et que les «élections» étaient jouées avant l'heure ! Toutes les «élections», présidentielles, législatives ou communales étaient préfabriquées et fonctionnaient sur le système des quotas. A ce jour, les dés sont pipés et le demeurent encore. Pourtant, bien que les partis démocrates, FFS, RCD, PT, MPA, ANR, PST, MDS inclus soient au fait de ces pratiques maffieuses, il se trouve que ces derniers sont déjà sur les starting-blocks des prochaines mascarades électorales. Aller aux élections aujourd'hui, c'est non seulement condamner notre peuple à subir le joug d'un système qui l'a infantilisé et exclu du champ politique, mais c'est aussi laisser croire à l'opinion internationale que le peuple algérien est… maître de ses choix ! ? Heureusement que d'anciens militants du MDS historique se sont démarqués de cette stratégie de la capitulation, à l'instar du MDS d'Oran, d'autres se sont éloignés de toute activité politique ou bien ont créé un nouveau mouvement, le PLD, Parti pour la laïcité et la démocratie.
Depuis ma disparition, la situation du pays a empiré et les perspectives de renouveau sont encore loin de se dessiner. Si par le passé le pouvoir avait encore des scrupules à transgresser les lois qu'il avait pourtant lui-même arrangées, aujourd'hui il n'hésite même plus à les piétiner pour les céder aux islamistes et aux maquignons de l'argent.
Aux destinées de l'Algérie préside un fantôme, et dans un pays à la merci d'une oligarchie arrogante, laminé par l'incurie et la corruption, livré à la prédation d'un marché informel tentaculaire, les antagonismes sociaux ne cessent de se polariser, les fractures de se creuser et les libertés de dépérir. Au lieu de s'inscrire dans l'édification d'une économie productive, le pouvoir condamne le pays à la régression et à des lendemains sans issue. Des dizaines de milliers de morts plus tard, la classe politique est dans la compromission avec l'islamisme politique et la trahison des idéaux républicains. «L'opposition» continue à palabrer, qui avec le pouvoir, qui avec les islamistes, qui avec les deux à la fois pour des strapontins et une hypothétique inversion du rapport de forces. Mais comment est-il possible de réformer de l'intérieur un système verrouillé, sourcilleux de son hégémonie et refusant systématiquement l'alternance depuis plus d'un demi-siècle ? L'horizon pour ce pays, ce n'est ni le système ni l'islamisme. C'est en s'inscrivant dans la double rupture que les démocrates cesseront de servir de faire-valoir à un système destiné à la poubelle de l'Histoire et de cautionner un mouvement obscurantiste dont le seul but est de précipiter l'Algérie dans les limbes du moyen-âge.
Au plan international, la situation s'est considérablement dégradée. L'islamisme politique n'a pas décru. Il continue non seulement à saigner l'Algérie, mais celui-ci s'est répandu comme une traînée de poudre en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et mis le feu à toute la planète.
L'attentat qui vient d'être perpétré en France dans une église et qui a coûté la vie à un homme de culte me rappelle celui de l'évêque Pierre Claverie et des moines de Tibhirine. Cet acte ignoble démontre encore une fois que l'islamisme politique pousse au «clash des civilisations» et à la guerre de religion. C'est pourquoi, face à cette offensive généralisée de l'islamisme politique, seule une riposte de grande ampleur et organisée au plan international est susceptible d'écraser ce monstre et de le mettre en déroute. J'invite le monde entier à se solidariser en conséquence et à se souder pour faire du principe de laïcité un idéal commun de lutte de tous les peuples. Que l'ONU place au centre de ses préoccupations premières la nécessité de la généralisation des valeurs universelles dans le monde, prenne l'initiative d'un débat général autour de la laïcité et pousse à l'adoption d'une résolution en ce sens au niveau du Conseil de sécurité ! C'est en faisant la promotion de la laïcité, clef de voûte de la fraternité universelle que nous garantirons la stabilité des Etats et que nous préviendrons les risques d'une Troisième guerre mondiale. En Algérie, le combat pour un projet de société moderne demeure la tâche n° 1 !
C'est l'objectif prioritaire des démocrates, des républicains, de patriotes et de tous les Algériens qui croient aux vertus de l'Etat de droit. Du fond de ma tombe, j'appelle à une rupture définitive avec le système algérien et l'islamisme pour garantir le retour de la paix dans notre pays et assurer son essor économique et social. Depuis 10 ans, tous les 2 août, vous vous recueillez sur ma tombe. Je vous en remercie vivement ! Mais à partir de cette année, je souhaiterais que ne me rendent hommage que celles et ceux qui continuent à partager mes principes. C'est pourquoi je vous invite, à partir du 2 août 2016, à venir, un jour de votre convenance de l'année, déposer individuellement ou en groupe une rose sur ma tombe.
Alger le 31 juillet 2016
Le bureau national du PLD


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