Le patron de G.B.S, un privé qui a lourdement investi le créneau de la distribution du gaz butane, en réalisant un centre d'enfûtage à Guertoufa, a mis le holà, lors d'un point de presse, sur une situation, celle « du blocage de ses projets, pour des motifs souvent liés à des lenteurs bureaucratiques, s'ils ne sont l'expression d'un monopole exercé par des services au détriment des intérêts d'investisseurs privés. » Pourquoi le recours au système de quota ? Les opérateurs privés font face, en effet, à des restrictions pour le moins injustifiées de la part de la direction des produits pétroliers. Le centre de Guertoufa, à l'arrêt pour cause de rupture de gaz importé depuis la raffinerie d'Arzew, risque de générer, en plus des tensions sur la bouteille de gaz Butane en ces temps de froid où le mercure frôle le moins zéro, le départ forcé des travailleurs embauchés. Cet opérateur, qui comptait entrer dans le capital de Sonatrach pour le futur projet de la raffinerie de Zaaroura, parle « d'interférences dans ses relations d'ordres purement commerciales », en nous exhibant une copie d'une lettre émanant de la direction des produits pétroliers, le sommant de lui « fournir la liste des stations services ou entreprises desservies en GPL/C ou en gaz propane », s'agissant du renouvellement du contrat d'approvisionnement en GPL pour l'année 2007. Propos qui ont suscité le courroux du patron de GBS qui parle de « péril de son investissement » en dépit de l'énoncé clair dans ses articles du décret 97/435 qui n'exige aucun quota, à fortiori dans une économie de marché qui repose sur la loi de la concurrence. « Cherche- t-on par là à couvrir les intérêts de l'opérateur public et entrer ainsi en contradiction avec la politique de l'Etat en matière d'encouragement de la consommation de GPL/C (prix, impôts..) ? », est-il répliqué à l'envoi suscité. Le patron de GBS fait savoir que son investissement pour l'acquisition d'équipements de GPL/C avec financement mixte, représente deux millions deux cent mille Euros. Un matériel lourd que cet investisseur a fait visiter aux autorités locales dont le wali pour les besoins de développement du groupe. Le premier responsable de l'exécutif, par le biais d'un communiqué, « aurait souscrit à la démarche promettant une assistance dans le cadre de la loi ». Mais, en attendant, à quand la levée du système de quotas ?