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Un important groupe de soutien démantelé
Du nouveau dans l'Enquête sur les attentats d'Alger du 11 avril
Publié dans El Watan le 20 - 05 - 2007

Douze personnes impliquées dans les attentats du 11 avril dernier, et ceux du 30 octobre 2006 à Dergana et à Reghaïa, ont été arrêtées puis présentées, le 6 mai dernier, devant le parquet d'Alger, apprend-on de source sécuritaire.
Elles ont été mises sous mandat de dépôt pour, entre autres, appartenance à un groupe armé, financement et approvisionnement en matières explosives utilisées dans des lieux publics. Ces arrestations ont permis de remonter la filière ayant été derrière la préparation et l'organisation d'une bonne partie des attentats ayant eu lieu à Alger et dans sa périphérie, parmi lesquels l'attaque menée contre le bus transportant le personnel de BRC à Bouchaoui. C'est le démantèlement d'un réseau de recruteurs pour le compte du GSPC qui mène les enquêteurs à découvrir l'identité de leurs complices, tous originaires de Bordj Menaïel. Ils étaient chargés de la logistique pour la préparation des attentats du 11 avril. Le chef des deux cellules n'est autre que le terroriste Maârouf Hamza, connu des services de sécurité et recherché depuis des années pour ses activités criminelles, notamment à Alger et à Boumerdès. Il agit sous la houlette de l'émir de la zone II pour le GSPC, englobant le centre et l'est d'Alger, Harek Zoheir, dit Sofiane Fassila, considéré comme étant « le cerveau » de l'opération du 11 avril et de tous les attentats commis dans sa région, aidé en cela par son conseiller militaire, Bourihane Kamel, connu sous le pseudonyme de Abous Hafs. Les pièces du puzzle sont ainsi réunies et il fallait juste les assembler autour d'un grossiste en produits cosmétiques et propriétaire d'un fast-food, situés à Tizi Ouzou. Issu d'une famille de 5 terroristes abattus, et d'un sixième dans les rangs du GSPC, avec lequel il est resté tout le temps en contact, ce commerçant n'est en fait que le prête-nom de Sofiane Fassila, et une de ses « couvertures » qui lui sert à blanchir les fonds produits par le racket et les opérations de hold-up. Deux semaines avant les attentats du 11 avril, le groupe s'est attelé à acheter de grandes quantités de produits chimiques, tels que l'acide nitrique, l'hexamine et l'ammoniac, toujours grâce à l'aide du grossiste, acheminées vers des garages situés à Fréha, Tizi Ouzou, Tidjelabine et Boumerdès. Plus de 9 tonnes d'acide (HNO3) ont été saisies par les services de sécurité lors des perquisitions. Cette quantité gigantesque avait été payée cash au grossiste, et devait être remise à Sofiane Fassila pour servir à la confection d'autres bombes. D'autres produits chimiques et de la dynamite ont été également saisis dans un refuge à Draâ Ben Khedda, par où transitait la marchandise de la mort, et qui servait aussi d'atelier de fabrication d'engins explosifs, dont le système de mise à feu n'est autre que des composants électroniques des flashes des appareils photos jetables, dont plus de trois cents ont été récupérés, de même qu'une trentaine d'appareils photo à usage unique, devant être acheminés vers le gîte de Sofiane Fassila. Dans ces garages, les bombes sont alors montées sur des véhicules, dans la majorité des cas, en situation légale, achetés à des jeunes chômeurs pour, soi-disant, leur servir d'outil de travail. Mais une fois que le besoin de leur utilisation dans une action terroriste se fait sentir, ces véhicules sont récupérés sans que leur destination ne soit dévoilée à leurs propriétaires. Ces derniers, dans le cas où ils n'ont aucune relation avec les terroristes, se retrouvent malgré eux impliqués dans des attentats. Sur recommandation de celui qui leur a payé le véhicule, ils décident alors de prendre la fuite en empruntant le chemin du maquis. Une fois dans les rangs du GSPC, ils sont pris dans l'engrenage et ne peuvent plus échapper à leurs nouveaux maîtres. Parfois, le propriétaire du véhicule est un simple membre d'un réseau de soutien, non connu des services de sécurité. A titre d'exemple, la Mercedes qui a servi dans l'attentat contre le siège de la police judiciaire de Draâ Ben Khedda, à Tizi Ouzou, a été achetée par un membre d'une cellule terroriste, inconnu des services de sécurité, mais dont le frère, dit Zakaria, est un terroriste notoire, et le beau-frère, Saâdaoui Abdelhamid, dit Abou Yahia, est l'ex-émir de la zone II pour le GSPC. Son sa confrontation avec d'autres terroristes a permis de dévoiler sa participation à plusieurs opérations de racket à Tizi Ouzou.
Derniers moments du GSPC ?
Ainsi, 12 personnes en tout ont été arrêtées et mises sous mandat de dépôt par le parquet d'Alger, le 6 mai dernier, pour appartenance à groupe armé, financement et approvisionnement en matières explosives utilisées dans les lieux publics. L'enquête se poursuit toujours pour neutraliser les chefs, encore en fuite. Ce démantèlement du réseau d'approvisionnement en explosifs arrive au moment où le GSPC traverse une rude épreuve, marquée par de graves dissidences ayant conduit à la reddition de nombreux dirigeants de « phalanges ». Il intervient aussi au moment où Mokhtar Belmokhtar, dit Belaouar, ex-chef de la zone 9 englobant le Sahara et les pays du Sahel, pour le GSPC, entreprend pour la seconde fois des contacts, par le biais de sa famille, pour se rendre aux forces de sécurité. Mieux encore, le coup asséné par les services de sécurité à ce qui est appelé Al Qaïda pour le Maghreb, dirigée par Abdelwadoud Droudkel, intervient quelques jours seulement après que le communiqué du groupe Houmat Edaâwa Essalafiya (HDS), une centaine d'éléments activant entre les wilayas de Médéa, Aïn Defla et Tipaza, se démarque et dénonce les attentats du 11 avril et dont les auteurs sont assimilés aux « déviationnistes du GIA ». Ce communiqué de deux pages, signé par Abou Djaâfar Essalafi, émir de l'organisation, compare les attentats à l'explosif dans des lieux publics à ceux commis « par les déviationnistes du GIA qui ont connu la dépravation par degré (…) dans le but d'éloigner les musulmans de l'Islam (…) Avec ces attentats, ce sont le sang et la vie sacrés des musulmans qui ont été bafoués, alors que Dieu a proscrit toute atteinte à leur âme, dans plusieurs versets du Coran (…) Ces déviations devant lesquelles nous ne pouvons nous taire, vont certainement nous porter atteinte et à notre action (…) » L'organisation justifie sa position en se référant à des versets du Coran et à des références salafistes, comme Ibn Taymiya, pour condamner les attentats à l'explosif dans des lieux publics, elle qui était, il y a moins d'une année, sur le point de rallier le GSPC, avant qu'elle ne devienne la branche d'Al Qaïda pour le Maghreb. Il est vrai que les deux organisations obéissent à la même idéologie. Néanmoins, les salafistes du HDS, d'anciens vétérans de la guerre d'Afghanistan, ont une stratégie différente en matière de terrorisme. Ils sont plus proches des talibans, en matière d'organisation (écoles coraniques, campements fixes d'entraînements, des opérations criminelles dirigées en groupe contre les forces de sécurité, opposés à la tactique des faux barrages et du racket). Ce qui n'est pas le cas pour le GSPC qui agit en faisant le contraire. La réaction du HDS était prévisible et va ouvrir un autre front contre les troupes de Droudkel. Pour de nombreux spécialistes, le GSPC est en train de vivre les moments les plus durs de son existence, comme cela a été le cas pour le GIA de Antar Zouabri, entre 1997 et 1999, avant qu'il ne disparaisse pour revenir progressivement avec un autre nom, le GSPC, et maintenant Al Qaïda pour le Maghreb.


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