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Consommation. La pomme de terre marocaine sur les étals oranais
Publié dans El Watan le 03 - 06 - 2007

Avec les chutes drastiques des rendements en pomme de terre, consécutives à des attaques répétées de gelée noir et de mildiou, il était attendu qu'une pénurie se mette progressivement en place.
Alors qu'habituellement l'entrée en production, dès la mi mai, des zones de Aïn Defla, Mascara et Maghnia, les prix du tubercule chutent pour atteindre, durant les années fastes, parfois moins de 5 DA, il n'en sera rien durant l'actuelle campagne qui a débuté comme à l'accoutumée par les champs précoces de Mostaganem, dont la production s'est rarement négociée à moins de 20 DA. En effet, suite à la première attaque de mildiou, les fellahs qui avaient été complètement décontenancés, auront envahi le marché avec des tubercules immatures. Ce qui fera chuter les prix durant une semaine aux alentours de 15 DA. Mais très rapidement, le téléphone portable aidant, les négociants qui font et défont la bourse de Sirat se rendront à l'évidence que la production sera largement entamée. Ce qui fera rebondir les prix sur parcelle qui remonteront à hauteur de 40 DA. Au détail, la pomme de terre plafonnera entre 50 et 65 DA. Face à cette situation inextricable, il n'y avait qu'une seule alternative, se résoudre à importer un produit introuvable. Mais, c'était sans compter avec le génie des importateurs clandestins pour qui la traversée des frontières ne semble poser aucun problème. C'est ainsi que dès la fin du mois de mai, les premiers tubercules originaires du royaume chérifien feront leur apparition sur les étals oranais. Par sacs entiers, ces patates venues d'ailleurs s'imposeront sur la place. Cédées au marché de gros d'Oran entre 50 et 65 DA, elles seront rapidement diluées dans ce qui reste de la production locale que certains opérateurs auront déjà mis sous froid en attendant la pénurie qui précède la flambée des prix. Mais cette alternative marocaine ne fera pas reculer la demande car dans ce pays voisin, une grande quantité de pomme de terre de saisons, qui devient « primeur » dès qu'elle est livrée en Europe, part essentiellement vers la France. Ne reste pour le marché local et maintenant algérien que des tubercules de second choix. C'est ce qui explique que les prix de cession sur les marchés de l'Oranie fluctuent entre 50 et 65 DA. Une autre conséquence inattendue de la pénurie de pomme de terre concerne la semence. En effet, les champs de multiplication auront été à divers degrés infestés par l'une des plus redoutable attaque de Mildiou qu'ait connues l'Algérie. Seules quelques rares parcelles ayant bénéficié d'un suivi phytosanitaire rigoureux auront miraculeusement échappé à ce fléau.
Quelle alternative ?
Les techniciens du CNCC qui devront certifier ces plants, auront fort à faire pour dénicher les tubercules indemnes. Il apparaît clairement que la campagne d'arrière saison, dont les premières plantations s'effectuent habituellement dès la fin des grosses chaleurs de juillet, risque d'être réduite à sa plus simple expression. Ce qui présage d'une forte pénurie sur le marché local. Il faudra attendre l'entrée en production des pays de l'Europe du nord pour atténuer la tension par des importations qui pourraient être massives. Certains spécialistes attireront notre attention sur le fait que la souche de mildiou qui aura ravagé la quasi totalité des champs de patates, en raison de sa virulence avérée, y compris dans des régions habituellement à l'abris de ce champignon, devrait militer pour l'interdiction de la conservation de ces tubercules dans les chambres froides ainsi que l'indemnisation des tous les producteurs de semences, dont la production irait alimenter le marché de la consommation. Autrement, l'Algérie cours le risque de maintenir et de propager une souche qui vient de prouver sa virulence et ses capacités dévastatrices. Faut-il rappeler que les rares cultivateurs qui avaient réussi à maintenir des plants partiellement sains, l'auront fait au prix de gros investissements en fongicides de dernière génération. Un fellah chevronné de la région de Sirat nous assurera avoir pratiquement traité avec toutes les molécules disponibles sur le marché algérien, à raison d'un traitement tous les deux jours, soit un coût à l'hectare qu'il évalue à 90 000 DA. C'est à ce prix qu'il aura sans doute obtenu des rendements supérieurs à 50 tonnes/hectare. Il est vrai que ses tubercules, il les aura cédés sur champ, à plus de 42 DA le Kg. Face à ce qui s'apparente à une véritable catastrophe, il serait impératif d'aller dénicher des opérateurs capables de livrer des semences à l'Algérie afin que le pays puisse assurer la campagne d'arrière saison. Outre l'Italie du sud, la Grèce, la Turquie et l'Espagne, il y a également l'Egypte et plus loin de nous, les pays d'Amérique latine, chez qui il serait possible d'acheter au moins 15 000 tonnes de semence qui pourraient atténuer la demande et donner du travail à cette frange de la paysannerie qui s'est spécialisée dans cette production.


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