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Le mandat d'amener contre Mellouk a été annulé en dernière minute
La mystérieuse « instruction venue d'en haut »
Publié dans El Watan le 02 - 10 - 2007

Coup de théâtre au tribunal de Blida dans l'affaire de Benyoucef Mellouk. En effet et contre toute attente, le prévenu qui devait être présenté hier matin devant le juge d'instruction de la 4e chambre du tribunal de Sidi M'hamed a été prié tout simplement de… rentrer chez lui.
Cela s'est passé hier matin dans le bureau du procureur du tribunal de Blida où Benyoucef Mellouk s'y était rendu en exécution d'un mandant d'amener envoyé de Sidi M'hamed. Il devait, en effet, être confronté aux deux plaignants que sont Mohamed Djeghaba et Mohammedi Mohamed Salah — deux anciens ministres des Moudjahidine et de l'Intérieur — dans le cadre de l'affaire des magistrats faussaires. Cette procédure faisait suite à une plainte que ces derniers avaient déposée en 2002 contre la citation des noms de leurs proches dans une liste de faux moudjahidine publiée par Benyoucef Mellouk, alors responsable du contentieux et des affaires sociales au ministère de la Justice. Hier et comme prévu, M. Mellouk s'est présenté tôt le matin au bureau du procureur du tribunal de Blida, escorté par des policiers, pour être normalement conduit vers celui de Sidi M'hamed. Quelle ne fut sa surprise de constater que le procureur de la République n'était pas forcément pressé d'ordonner le départ vers Alger. L'attente se fait pesante. La décision est apparemment difficile à prendre quand bien même elle ne ferait qu'exécuter un mandat d'amener. Après plusieurs coups de… téléphone, Benyoucef Mellouk est invité à rentrer tranquillement chez lui. « C'est annulé, nous ne sommes plus tenus de t'emmener à Alger », lui lança le procureur du tribunal de Blida. Comme si de rien n'était ! « Je n'ai rien compris… Alors qu'ils m'ont arrêté dimanche de manière presque musclée et m'ont confisqué mes papiers comme si je risquais de fuir, voilà qu'on me signifie gentiment de ne pas me faire de soucis et de ne plus revenir au tribunal de Blida. Il y a sans doute quelque chose de louche dans cette affaire ! » Benyoucef Mellouk, que nous avons pu joindre au téléphone, était hier confus face à la rocambolesque gymnastique judiciaire qu'il venait de vivre. « Ce n'est pas normal et c'est même très grave qu'un mandat d'amener envoyé d'Alger ne soit pas exécuté », assène-t-il, convaincu. Sur place, on lui confie que l'annulation de son transfert à Alger répond à une « instruction venue d'en haut, probablement de la présidence ».
Un mandat d'amener non exécuté !
Plus grave encore, Benyoucef Mellouk apprendra que son affaire a quitté hier même — coïncidence bizarre — le bureau du juge d'instruction de la 4e chambre du tribunal de Sidi M'hamed et a été renvoyée au président du tribunal pour son enrôlement. Le juge d'instruction de l'affaire a confirmé à la famille Mellouk cette procédure contraire aux usages, commentant que c'est « un gros dossier ». Il en résulte que le prévenu se trouve ainsi déchu de son droit de se défendre et de confronter ses accusés dans le cadre de l'instruction. En envoyant l'affaire pour enrôlement, veut-on mettre Benyoucef Mellouk devant le fait accompli en organisant un procès dans lequel il ne pourrait se défendre et dans lequel il serait forcément condamné ? Car tel que les choses se présentent, l'affaire devrait théoriquement être jugée sous peu. A moins que toute cette machine policière et judiciaire ne soit destinée uniquement à faire taire Benyoucef Mellouk qui ne rate aucune tribune médiatique pour cracher l'écume de l'incroyable cabale dont il fait l'objet et de sensibiliser l'opinion sur cette scabreuse affaire qui a éclaboussé la mémoire nationale, les institutions et des personnalités de haut rang. Auquel cas ce serait une bataille perdue d'avance face à un homme qui a tout perdu et qui croit dur comme fer que son combat finira tôt ou tard par faire éclater la vérité. Hier, et devant le procureur du tribunal de Blida qui le priait de rentrer chez lui signifiant que le mandat d'amener était annulé, ce fonctionnaire qui a osé dénoncer le trafic des mémoires, s'est emporté en lançant : « Je suis prêt à aller en prison, mais je dois confronter MM. Djeghaba et Mohammedi ! » Il faut rappeler que les deux plaignants avaient déposé cette plainte en 2002, soit dix années après le scandale des magistrats faussaires ébruité par Mellouk dans l'Hebdo libéré de mars 1992 dirigé par le regretté Abderrahmane Mahmoudi. Ils protestaient contre la citation des noms de leurs proches qui d'après les documents irréfutables sont impliqués dans ce qui est appelé depuis « les faux moudjahidine ». Curieusement, sur une liste de 328 hauts responsables cités par Benyoucef Mellouk, seuls Mohamed Djeghaba et Mohammedi Mohamed Salah ont jugé utile d'intenter une action en justice. Quatre chefs d'Etat ont hérité de cette grosse affaire depuis 1992, mais aucun d'entre eux n'a osé en faire toute la lumière. Après celle de Khalifa, l'affaire des magistrats faussaires reste l'un des plus gros ratés de la justice algérienne.


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