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L'insoutenable légèreté du couple
Cinéma. Meriem de Abderrezak Hellal
Publié dans El Watan le 31 - 01 - 2008

Les images du film Meriem racontent une altérité des profondeurs, celle qui nous éloigne du sens originel de notre devenir et qui entrave pernicieusement l'épanouissement de notre moi commun.
En 1h 30, Abderrezak Hellal, sur la base d'une nouvelle de Lamine Merbah, tisse une fresque rétrospective, haute en réalisme et fort critique de la vie de couple, dans une Algérie déstructurée, en proie à des contradictions des plus fourbes et des plus insidieuses. Réalisé dans le cadre de la manifestation " Alger, capitale de la culture arabe ", ce long métrage a été produit par le ministère de la Culture ainsi que la société Production 13. L'histoire de Meriem est celle de toutes ces Algériennes brimées et incomprises, soumises à la volonté capricieuse de mentalités rétrogrades, infatuées et imbues d'une supposée supériorité du genre, que de dures strates d'ignorance et d'obscurantisme ont, des siècles durant, définitivement ancrées et fixées dans leurs têtes. Une féminitude aux moindres de ses recoins assumée, Meriem (Souad Fellah) transcende la douleur des tabous et d'une " tradité " floue dans son tracé, elle impose sa fierté d'être, non plus avec la honte de paraître, mais juste pour aller mener sa vie dans une quiétude toute humaine. Forte de sa beauté, à l'aise dans sa démarche, elle déambule dans sa vie de couple avec la ferme conviction de s'émanciper, d'avancer et de faire avancer son monde. Est-elle, pour autant, coupable d'aimer la vie ? Mais, à cet élan noble, sincère et ô combien légitime, s'oppose une hypocrisie sociale, historique, une crédulité revêche, empreinte d'ignobles préjugés, celle qui résonne aux méandres de paradigmes ataviques, vieilleries ressurgissant telles des lémures, pour venir voiler l'ardente fulgurance des nouveaux rayons de lumière. La flamme que nourrissait Salem (Fethi Kafi), ce mari au départ affable et ouvert et qui pensait aimer cette femme, finit par lui brûler les méninges, la violence, la sienne, se réveille en lui, car comme l'homme de cette terre, il en a été abreuvé dès son jeune âge. Et comme un collier de perles, de ses bras, la violence, cette folie s'en va lui serrer le cou, jusqu'à ce que gonfle ses nerfs, et moment fatal, il commet l'irréparable, ose porter la main sur Meriem, son amour le plus cher ! Il devient, cette bête féroce que l'on met en cage. Intervient alors l'avocate pour chasser le diable qui se terre en nous. Sonia avec une grande maturité, mène le jeu et met en scène les tenants de ce drame, héritage inextinguible qui nous ronge, elle met à nu les tiraillements d'une conscience qui n'arrive à se départir de l'inextricable et perfide poids du passé. Faut-il chercher une leçon dans cette oeuvre cinématographique ? A notre avis, elle est loin de toute prétention éthique. Le constat savamment établi par Abderrezak Hellal, nous enseigne que les ruptures existentielles, passent par notre capacité à déconstruire et transcender notre passé, pour engendrer une reconstruction sincère et rationnelle du présent, seule équation capable de nous insérer dans la dure mathématique du devenir.

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