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Matchs de football et violence des jeunes
Faut-il fermer les stades ?
Publié dans El Watan le 12 - 12 - 2004

La violence dans et autour des stades fait de nouveau la une de l'actualité. Pratiquement, il ne se passe plus une journée de championnat de football (toutes divisions confondues) sans que des incidents (sérieux) soient signalés. Ces dernières semaines, « la poussée de fièvre » a atteint un degré de gravité qui interpelle tous les acteurs. En premier lieu, les instances du football, mais aussi les services de sécurité.
Ce phénomène n'est pas nouveau. Il a été traité, à maintes reprises, par les parties citées, malheureusement sans grand succès. La preuve, il est toujours présent et fait parler de lui (en mal). Sans la conjugaison des efforts de toutes les parties concernées, pas uniquement les structures du football, la violence dans les stades a encore de beaux jours devant elle. Dans son dernier communiqué - 27 novembre 2004 - sanctionnant la réunion du bureau fédéral, cet organe soulignait. « Le BF a enregistré une nette amélioration dans le domaine disciplinaire par rapport à la saison passée à la même période, tout en appelant tous les acteurs du football (dirigeants, entraîneurs, joueurs) à œuvrer davantage pour la lutte contre la violence dans les stades et pour l'encouragement de la sportivité et la convivialité dans ces lieux. » La lutte contre la violence dans les stades figure en bonne place dans le programme de la fédération. Elle a annoncé la couleur dès l'intronisation du bureau fédéral, novembre 2001, présidé par Mohamed Raouraoua. Elle n'a pas tardé, du reste, à être rapidement confrontée à ce problème. Sa première réaction-sentence n'a laissé aucun doute sur sa sincérité à combattre ce phénomène. Les incidents à Tizi Ouzou, Hadjout et Biskra ont été sa première mise à l'épreuve. Sans trembler un seul instant, elle a décrété la suspension, jusqu'en fin de saison, des stades cités, obligeant du même coup la JS Kabylie, l'IRB Hadjout et l'US Biskra à terminer l'exercice hors de leurs bases. S'en est suivie, après, une longue série de suspensions de terrains à chaque fois que des incidents étaient signalés par les officiels (arbitres-délégués).
les véritables causes sont ailleurs
Les ligues et la fédération ne peuvent à elles seules endiguer un phénomène qui dépasse très largement le cadre sportif. Tous les sociologues se rejoignent sur un point : le football et le stade servent d'exutoire à la mal-vie, au mécontentement social et à divers problèmes des citoyens qui trouvent justement dans les enceintes sportives le « cadre approprié » pour exprimer leur colère. L'an dernier, les acteurs et les parties concernées par la violence dans les stades avaient noté une nette amélioration dans ce domaine par rapport aux années précédentes. Les incidents sériés se comptaient sur les doigts d'une seule main. Il faut dire que lorsque les services de sécurité mettent le paquet pour sécuriser un événement sportif, la mission est toujours (bien) accomplie. Pour preuve, la rencontre de l'an dernier entre l'OM Ruisseau et l'USM El Harrach, présentée par les observateurs comme « affiche à haut risque », vu l'importance (derby) et l'enjeu (accession), a été maîtrisée de bout en bout. Aucun incident majeur n'a été signalé, avant, pendant et après le rendez-vous. Lorsque les instances du football, les autorités locales et/ou de wilaya et les services de sécurité coordonnent leurs efforts, tout se passe bien. La violence dans les stades, au-delà de ses véritables causes qu'il faut aller chercher ailleurs, ne peut pas être endiguée, combattue, réduite par des slogans et discours creux. La fédération et les ligues peuvent bien suspendre des stades, pénaliser des clubs, elles n'arriveront jamais à venir à bout de la violence si d'autres mesures concrètes et pratiques n'accompagnent pas leurs actions. Les casseurs et autres fauteurs de troubles dans les stades sont des messieurs Tout-le-monde avant de franchir le seuil des enceintes sportives. Le phénomène de la foule fait ensuite le reste avec, avouons-le, la complicité de parties prenantes dans ce qui doit être la lutte contre la violence. Le football n'étant pas habilité à résoudre les maux de la société, il est évident qu'il demeurera impuissant devant un phénomène qui le dépasse et qu'il subit à son corps défendant. Mettre les supporters dans des cages, leur interdire l'accès du stade, faire jouer des matches à huis clos... est-ce des solutions ? La réalité a prouvé le contraire, surtout depuis que la rue gère le club.


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