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Boualem Aïssaoui. Président de l'Association des producteurs audiovisuels (AVA)
« Il faut mettre en place un cadre transparent »
Publié dans El Watan le 21 - 06 - 2008

Comment se sont créées les maisons de production privées ?
Avant le début des années 1990, les sociétés de production relevant du droit privé n'existaient pas. Peut-être y avait-il quelques exceptions, à l'exemple de Casbah films qui a produit en 1964 La Bataille d'Alger. Mais ce n'est qu'après la promulgation de l'ordonnance de 1990 permettant aux professionnels de la communication de se lancer dans l'édition pour voir l'apparition des producteurs privés. Sans que l'ordonnance n'y fasse allusion de manière directe, elle a ouvert la porte à la production privée. Il y eut, en premier lieu, six premières sociétés. Comme pour la presse privée, les autorités publiques les ont accompagnées dans leurs balbutiements. La télévision n'était pas préparée à l'arrivée, dans sa grille de programmes, des productions privées. Les producteurs, de leur côté, n'avaient aucune expérience dans le domaine. La particularité de ce genre de sociétés réside dans le fait qu'elles ne vendent pas leurs produits sur les étals. La télévision s'est engagée à acheter les programmes sur la base de propositions. Un certain nombre de programmes ont été retenus suivant un contrat déterminé. Pendant près de deux ans, les producteurs se sont exercés à ce nouveau métier avec l'aide d'une cellule de suivi. Il a fallu se confronter à la réalité qu'est la loi de la concurrence. Au bout de deux ans, les vraies questions commençaient à se poser. Il fallait mettre en place trois mécanismes. On a ainsi mis en œuvre une formule pour les droits de diffusion, une deuxième pour l'acquisition de tous les droits en forme de coproduction ainsi que la production exécutive qui était un concept nouveau à l'époque. Cette dernière formule s'est bien développée ces dernières années, notamment dans le cadre de la réalisation de feuilletons. Un comité de travail mixte a planché sur un barème référentiel qui devait baliser nos relations avec la télévision. C'était une véritable conquête pour nous. C'était une base pour discuter à l'avenir. Au fur et à mesure, d'autres sociétés se sont créées. La production audiovisuelle est devenue une réalité.
Il y a aujourd'hui de nombreuses maisons de production ; quelles relations entretiennent-elles avec l'ENTV ?
Le fait qu'il y ait beaucoup de producteurs n'est pas un mal pour le pays. Il faut juste savoir comment s'organiser sans faire dans l'exclusion et dans le corporatisme. A partir de l'année 1998, avec l'arrivée de Hamraoui Habib Chawki à la tête de la télévision algérienne, le débat est passé à d'autres terrains. Il y eut la signature, en 2002, d'un accord cadre qui touche à plusieurs domaines d'activités. Cet accord n'a pas réglé tous les problèmes, mais il faut être pragmatique. Il y a un marché réduit. La seule chose que nous pouvons faire, c'est de faire valoir nos propositions. Il y a de plus en plus de maisons de production qui se créent. Le problème est que les producteurs sont aujourd'hui nombreux à proposer des programmes. En face, il y a une seule chaîne télévisée. La question est de savoir quel est le programme qui va avoir la préférence de la chaîne et sur quelle base. Notre association a proposé d'établir un appel à projets. La télévision sélectionnerait ainsi les propositions des producteurs sur la base d'un cahier des charges. Certes, l'obtention de marchés de gré à gré ne serait pas à exclure. Mais cela devrait représenter des exceptions dans un cadre transparent. L'appel à projet doit répondre à des critères bien définis. En l'absence de mécanismes de ce type, les choses portent à plusieurs interrogations. La télévision a commencé à émettre des appels à projets, notamment pour le Ramadhan ou l'événementiel (comme pour les élections), mais cela reste insuffisant. On peut faire mieux. Le producteur saura ainsi où aller et le diffuseur quoi demander. On aura ainsi avancé dans la voie de la rationalité.
Une commission de lecture siège à l'ENTV, quels en sont les membres ? Et quelle est sa mission ?
En effet, une commission d'évaluation des textes a été mise en place, il y a plus de deux ans. Ses membres ont été choisis par le directeur général de la télévision. Nous avons demandé à ce qu'un membre de l'association siège dans cette commission, mais le DG a préféré prendre des personnalités neutres. La mission de cette commission consiste à donner son avis sur les projets de feuilletons, mais la décision finale appartient au directeur de la télévision, car c'est lui qui engage les fonds de l'entreprise. Nous avons proposé au lieu et place de cette commission d'installer un conseil de projets consultatifs qui serait présidé par le directeur de la télévision ou par un représentant. Les porteurs de projets pourraient ainsi défendre leur produit devant le conseil.
Des producteurs de l'audiovisuel se disent marginalisés ; ils se plaignent de favoritisme que feraient les dirigeants de la télévision à certaines boîtes ?
C'est le meilleur qui doit légitimement l'emporter. Pour réguler le marché et éviter toute mauvaise interprétation, il faut des délibérations publiques, des appels à projets. Il faut baliser les choses. Tant que la télévision existe dans sa configuration actuelle, les frustrations demeureront. Nous voulons que ce soit le talent qui prime. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place un cadre transparent. Par ailleurs, quels que soient les efforts qu'on peut faire, le paysage audiovisuel dans sa configuration actuelle est devenu problématique. L'ouverture du champ audiovisuel est essentielle. La clef du problème est là. C'est une exigence nationale, elle devra permettre de booster la production.
Pour quelles raisons les maisons de production qui travaillent avec l'ENTV ne font que de la production exécutive ?
Il est actuellement difficile de travailler uniquement pour les droits de diffusion. Il est difficile à soutenir du point de vue économique. S'il vend son produit aux télévisions algériennes et étrangères, le producteur pourra gérer de façon honorable. Les droits de diffusion ne sont pas suffisants. La production exécutive est plus rémunératrice. Le barème a été amélioré, mais il reste beaucoup à faire. Mais quand on est producteur, il faut mettre la main à la poche.


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