La norme ISO 26000 a pour principaux aspects le respect de l'environnement, les droits de l'Homme et les droits des travailleurs. « Nous souhaitons signer un mémorandum d'entente ou un protocole d'accord entre l'Algérie et la Suède pour la mise en œuvre et le suivi de la responsabilité sociétale et par conséquent, de la norme ISO 26000 qui assure la concurrence et augmente les capacités du travail », a indiqué jeudi le ministre délégué chargé du Commerce extérieur au ministère des Affaires étrangères suédois, Gustav Ahlsson, lors d'une rencontre à Alger sur la RSE. Une proposition que M. Meksen, DG de la compétitivité industrielle au ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, a approuvée. « La Suède est un précurseur dans ce domaine et l'Algérie a besoin de son expérience », estime-t-il en rappelant, toutefois, que cette norme n'est pas obligatoire mais dépend de la volonté de chaque entreprise. « Jusqu'à présent, 350 entreprises sont allées vers la certification et nous espérons que les entreprises algériennes aillent vers la responsabilité sociétale sans avoir recours à des contraintes réglementaires. Dans la cimenterie, par exemple, des décisions ont déjà été prises pour l'utilisation du filtrage à manche par souci de protéger l'environnement », observe-t-il. Depuis l'adoption de la norme ISO 26000 en 2011, en application de la convention sur la RSE, seules deux entreprises algériennes, publique et privée, ont été sélectionnées pour l'application de cette norme et douze autres suivront d'ici à 2014, a fait savoir Ratiba Bendaoud, DG de l'Institut algérien de normalisation (Ianor). Un nombre bien insuffisant, estime M. Ali Harbi, représentant du Centre d'action et de réflexion autour de l'entreprise (Care) qui espère l'intégration de la RSE dans la vision, la stratégie et le management des entreprises. « L'instauration d'un label de bonnes pratiques de gouvernance pour évaluer les efforts de chaque entreprise dans le secteur de la normalisation est nécessaire », estime-t-il. « Cette norme définit la responsabilité de l'organisation vis-à-vis de l'impact de ses décisions sur la société et l'environnement. Elle se résume en trois mots : comportement, éthique et transparence », explique le DG de l'entreprise QCM (Quality-Consulting-Managment), Bendaoud Djenidi. Pour sa part, l'ambassadeur de la Suède en Algérie, Eva Emnéus, rappelle la participation de son pays dans la formation de quatre entreprises algériennes, comme projets pilotes, sur la norme ISO 26000. « D'autres entreprises bénéficieront de formations d'ici à 2013 », indique-t-elle en espérant que les échanges dépasseront les 320 millions d'euros enregistrés en 2011 en matière d'exportations suédoises vers l'Algérie et les 120 millions d'euros d'exportations algériennes vers la Suède.