Le ministre de l'Education nationale recevra, aujourd'hui, le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), pour une réunion de travail. C'est ce que nous a indiqué, hier, le chargé de communication, Messaoud Boudiba. « Il sera question des revendications socioprofessionnelles du syndicat ». Il citera particulièrement le dossier des œuvres sociales, précisant que le ministère se doit de prendre en charge définitivement cette question. Le syndicat revendique la mise en place d'une commission interministérielle chargée de mener l'inventaire des biens des œuvres sociales au niveau des 48 wilayas du pays, comme cela a été convenu en 2012 avec l'ex-ministre de l'Education. Mais depuis, « aucune avancée n'a été enregistrée pour prendre en charge ce dossier », note-t-il. Le deuxième point est le dossier des logements. Le Cnapest attend toujours la suite du dossier des 5.000 logements promis aux enseignants du Sud. Il plaide pour la mise en place d'un calendrier pour mieux étudier cette question. Il déplore le flou qui entoure le dossier au moment où la région fait face à un déficit énorme en matière d'encadrement. « L'attribution de ces logements aurait pu mettre fin au manque d'enseignants dans la région. L'attitude du ministère ne laisse envisager aucune avancée », regrette-t-il. Pour ce qui est de la médecine du travail, le chargé de communication du Cnapest a annoncé qu'il suffit pour le ministre d'appliquer les textes en vigueur pour prendre en charge les enseignants atteints de maladies chroniques. Le Syndicat exige, dans ce contexte, la promulgation de textes ministériels pour la création de postes aménagés au profit des enseignants. Le Cnapest réclame, également, la réintégration des professeurs de l'enseignement technique et de l'école fondamentale aux postes adaptés dans le statut particulier de l'éducation, la réintégration des enseignants suspendus une année après leur recrutement par le concours organisé en 2012, la retraite après 25 ans de service. En grève illimitée depuis déjà une semaine, le Cnapest n'écarte pas l'éventualité de mettre fin à son mouvement. Mais pour cela, son chargé de communication attend une réaction positive du ministère à la faveur de cette réunion. Faute de quoi, « le mouvement sera maintenu », avertit-il. « La grève sera maintenue jusqu'à la satisfaction de la plateforme des revendications socioprofessionnelles du Conseil. La balle est actuellement dans le camp du ministère de l'Education nationale », lance-t-il. Pour sa part, le Syndicat national des travailleurs de l'éducation (Snte) appelle le président de la République à intervenir pour mettre fin au bras de fer l'opposant au ministère. Dans un communiqué rendu public, ce jeudi, le syndicat dénonce le comportement du ministère qui, au lieu d'ouvrir le dialogue avec le syndicat, préfère pratiquer la politique de l'autruche.