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Il y a 52 ans, des Algériens se faisaient massacrer
Le 17 octobre 1961 à paris
Publié dans Horizons le 16 - 10 - 2013


Une pensée pour les milliers d'Algériens, hommes, femmes et enfants, assassinés froidement par les services de la police française puis jetés dans les eaux glaciales de la Seine. Des corps sans vie jonchaient les trottoirs. Des innocents punis pour avoir répondu à l'appel du FLN pour protester pacifiquement contre les violences quotidiennes dont ils étaient victimes. Un crime qui n'est pas encore reconnu comme crime d'Etat par la France. « Le crime en effet n'est pas nommé de façon précise et ses responsables ne sont pas désignés. Aucune référence n'est faite au préfet de police de Paris, Maurice Papon, de même à l'Etat français pour le compte duquel ce préfet a agi avec l'aval du gouvernement de l'époque qui a couvert le massacre et forgé une version officielle et mensongère de ces événements », estime l'universitaire et historien Olivier Le Cour Grandmaison, dans un entretien accordé à l'APS. Or, poursuit-il, la lucidité aurait exigé que l'on parlât de crime d'Etat ou de massacre d'Etat afin de rappeler que les manifestants algériens ont été tués par des policiers français, agissant sous la responsabilité de leur supérieur hiérarchique et du ministre français de l'Intérieur. La France, toujours selon lui, a eu du mal à qualifier la lutte pour l'indépendance de l'Algérie de guerre puisqu'elle a, durant plus de 35 ans, parlé d'« évènements ». « Elle n'arrive pas à faire le bilan serein de la colonisation et surtout à en finir avec l'idéologie coloniale », constate-t-il. Dans le même contexte, l'écrivain Didier Daeninckx confie à l'APS que le « chemin est long pour que la France, constituée sur le socle de la Révolution française, admette qu'elle a été l'initiatrice d'un système colonial qui foulait aux pieds toutes les bases de la République. Ce sont quelque 7.000 policiers français qui ont été déployés le soir du 17 octobre 1961 pour stopper de la façon la plus brutale une marche pacifique, faisant plusieurs centaines de morts et de disparus. A côté de cela, plus de onze mille Algériens ont été arrêtés, détenus dans des conditions atroces durant plusieurs jours, torturés à mort. Ceux qui ont survécu furent expulsés sans ménagement vers l'Algérie. Cela dit, malgré le travail fait pour que ce massacre collectif soit oublié, les manifestations de 17 octobre sont parvenues aux oreilles de la communauté internationale et aux nouvelles générations, grâce aux témoignages recueillis notamment par des réalisateurs de documentaires ainsi que par des historiens et chercheurs universitaires. Jean-Luc Einaudi occupe une place particulière parmi ces derniers avec ses livres sur un massacre qui n'a pas encore livré tous ses secrets.

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