Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a plaidé, lundi dernier, pour une « sauvegarde optimale » des sites archéologiques protégés par une intensification des fouilles et des opérations d'archéologie préventives ainsi que par l'exploitation économique des biens patrimoniaux. Le ministre a insisté sur « la mise à niveau technologique » des intervenants sur les sites et pour que les périmètres sauvegardés ne soient plus une « entrave » à la réalisation des projets de développement. Mihoubi a annoncé une prochaine rencontre avec les responsables des offices et parcs culturels afin de « définir les missions » de chacun, d'instaurer un suivi et un cahier des charges des opérations de fouilles. Le ministre a insisté sur « la mise en valeur de la recherche scientifique » dans le domaine du patrimoine, en utilisant les nouvelles technologies. A une question sur le retard accusé dans les opérations de mise en valeur du monument funéraire du roi numide Massinissa (datant du IIe siècle avant J.-C.) et des vestiges de la ville antique de Tiddis, le ministre a expliqué que la situation résultait d'une rupture de contrats à la suite d'un « désaccord » entre les bureaux d'études algériens et étrangers. Sur les retards accusés dans l'application effective du plan de sauvegarde de La Casbah d'Alger, il a indiqué que la situation nécessitait une « réadaptation » des cahiers des charges des entreprises au nouveau code d'attribution des marchés publics. Quant à la réhabilitation de la médina de Constantine, entamée en 2013 puis suspendue, Mihoubi a assuré que la situation avait été débloquée, après près de 8 mois d'arrêt des travaux. Interrogé sur l'exploitation du patrimoine immatériel classé par l'Unesco, le ministre a soutenu que son département cherchait à trouver « une dimension économique et touristique » à des manifestations comme la Sbeiba de Djanet ou le Sbuâ du Gourara. Le ministère prévoit « des rencontres avec le département du tourisme et ses opérateurs » pour fournir une « carte » des sites archéologiques, événements majeurs et festivals représentant un potentiel économique afin d'aller « au-delà du classement ». Sur les priorités dans le domaine du patrimoine, le ministre a évoqué plusieurs sites historiques et archéologiques nécessitant des fouilles et un inventaire à Oran, Souk Ahras ou encore Tébessa, outre la restauration de La Casbah d'Alger, la médina de Constantine et le tombeau numide de l'Imedghacen (Batna). Erratum Dans la note de lecture consacrée, dans l'édition d'hier, au recueil de nouvelles d'Arezki Metref, il fallait lire en début de texte que l'auteur « a vécu dans la cité des Eucalyptus, située dans le quartier populaire de Bachdjarah. » Quant au personnage Menouar, « il meurt d'une balle perdue le 6 octobre 1988 ».