L'annonce officielle se fera mardi prochain à Alger. « Nous avons procédé à la labellisation de Deglet Nour en vue de la protéger contre toute forme de fraude. Plus aucun autre pays ne peut utiliser ou exploiter ce label algérien. Le processus a été achevé et communiqué à tous les pays européens », a indiqué Chelghoum, en marge de l'inauguration de la deuxième édition du Salon international de la datte de Biskra. Le processus de labellisation a concerné également les figues de Beni-Maouche, l'olive sigoise et le mouton d'Ouled-Djellal, a-t-il ajouté, précisant que « d'autres produits du terroir feront l'objet également d'une protection grâce à ce processus ». Le ministre a précisé que la datte a été le premier produit exporté après le pétrole. « Mais les quantités restent minimes relativement aux quantités produites, et ce, en raison de plusieurs difficultés liées aux conditions d'exportation », a-t-il souligné. Des efforts ont été déployés en vue de « l'amélioration de ces conditions » et de « la valorisation des produits » par les investisseurs, d'où « la hausse sensible » de la quantité exportée par les producteurs qui sont aussi, pour la majorité, des exportateurs compte tenu de la place prestigieuse qu'occupe la datte sur le marché international. « L'Etat reste disposé à soutenir la datte algérienne dont la marque et la qualité font d'elle un produit difficilement concurrentiel. » Chelghoum est revenu sur « les excellents résultats » enregistrés dans cette wilaya en matière de production agricole, grâce notamment à l'application de tous les programmes de développement décidés par le président Bouteflika. Une wilaya au potentiel « très élevé » et qui a permis à l'Algérie de « se classer dans le rang des pays les plus forts dans la production des dattes ». Avec 1,8 million de palmiers dont 480.000 de Deglet Nour et une production de 4,3 millions de quintaux, la datte est devenue « un produit symbole de la wilaya de Biskra et de l'Algérie, compte tenu de la forte demande exprimée sur ce produit sur le marché mondial », a-t-il soutenu. Durant les 17 précédentes années, la production de la datte a doublé de manière à « couvrir les besoins nationaux », ce qui nous a mis dans l'obligation de nous tourner vers les marchés extérieurs, en Europe, en Asie et en Amérique latine. A ce propos, il a appelé les exportateurs à plus de professionnalisme pour un meilleur placement dans les marchés internationaux. « L'exportation n'est ni la production ni encore moins l'emballage. C'est un travail qui exige une grande professionnalisation pour un bon emplacement et nous sommes prêts à aider et à accompagner ces professionnels », a-t-il dit. Chelghoum a appelé ces professionnels à exporter « les produits dérivés de la datte comme le miel, le vinaigre, l'aliment de bétail et le sucre, et autres produits transformés à partir de n'importe quel composant de la datte ».