Les protestataires égyptiens prennent congé de la place Tahrir, épicentre de la contestation, au Caire. Ils ne camperont pas sur cette place mythique durant le mois sacré de ramadhan. Ni pour réclamer des réformes ni pour protester contre la lenteur des réformes menées par l'armée. Ils promettent de revenir en septembre pour donner de la voix. «Jusqu'à ce que leurs revendications soient pleinement satisfaites», peut-on lire dans un communiqué signé par les 26 partis politiques qui ont participé au dernier sit-in de trois semaines. Ce retrait provisoire profitera-t-il aux Frères musulmans et aux Salafistes qui ont fait une démonstration de force vendredi dernier ? Certains analystes pensent qu'il faut prendre au sérieux leur intention d'aller vers un «Etat islamique» après l'élimination des militants laïcs, ceux-là mêmes qui occupent place Tahrir et qui rêvent d'en découdre avec les Moubarak dont le procès s'ouvrira ce mercredi à l'école de police, au nord du Caire.