Photo : Fouad S. La secrétaire générale du Parti des travailleurs n'en finit pas avec les «éloges» qu'elle ne cesse d'adresser ces derniers temps à l'Exécutif. Cette fois-ci elle se dit satisfaite du fait que le gouvernement n'ait pas cédé aux «pressions » étrangères dans sa conception de la loi de finances 2010. Les choix consacrés dans la loi de finances complémentaire 2009 sont restés les «mêmes». Ce qui réjouit la première responsable du Parti des travailleurs ayant présidé, hier, une réunion de la «coordination nationale de l'organisation des jeunes pour la Révolution» initiée, faut-il le souligner, par sa formation. «Le gouvernement n'a pas renoncé au soutien de la production nationale. Il n'est pas non plus revenu sur l'appui à l'agriculture et à la préservation de l'emploi», souligne t-elle en regrettant seulement le fait que l'effet rétroactif concernant les mesures d'importation pour les entreprises étrangères soit annulé. Hormis cela, la conférencière se félicite de cette détermination «prononcée» au sommet de l'Etat à défendre les ressources et les acquis nationaux. Soulignant que l'Algérie indépendante fait réellement l'objet «d'énormes convoitises» de la part des étrangers, Mme Hanoune a fustigé le FMI en estimant que «le plan du redressement structurel est révolu depuis 1998». En fervente défenseur du régime socialiste, la SG du PT confortera sur sa lancée les propos du ministre du Commerce M. El Hachmi Djaâboub ayant justement déclaré dernièrement à propos des pressions étrangères que «la boussole est en Algérie». L'occasion pour elle d'appeler encore une fois à la révision de l'accord d'association avec l'Union européenne et même celui conclu avec la Chine, ayant d'après elle ouvert la porte grande ouverte à la «contrefaçon». Ce qu'elle désapprouve est le fait que «des gens de l'intérieur du système perturbent son fonctionnement». Elle citera à titre d'exemple le ministre de l'Industrie qui veut, selon elle, détourner le contenu de l'article 62 de la loi de finances complémentaire 2009 à la faveur des étrangers, en usant de «manœuvres grossières». Cet article parle, souligne-t-elle, d'accorder dans un quelconque partenariat un pourcentage de 51% au minimum au partenaire algérien et 49% au partenaire étranger. «Le ministre qui ne partage pas l'avis de son gouvernement n'a qu'à présenter sa démission», dit-elle. A la veille de la célébration du 55e anniversaire du déclenchement de la guerre de Révolution, Hanoune considère, par ailleurs, que peu importe si la France reconnaisse ses crimes ou non puisque «l'Histoire a tout enregistré». «Nous n'étions pas un protectorat. Nous avons lutté avec une grande détermination contre la force coloniale. Notre indépendance n'a pas été un cadeau», dira-t-elle en soutenant que la meilleure reconnaissance qu'on peut accorder aujourd'hui à nos martyrs serait d'opter «souverainement» pour des solutions purement «algériennes». De son avis, l'alternative serait donc de défendre des «décisions souveraines» en faisant fi des multiples «pressions étrangères». À propos de la lutte contre la corruption, et la mise en place, à l'initiative du premier magistrat du pays, d'une commission nationale pour lutter plus efficacement contre cette gangrène, Mme Hanoune estime que c'est une décision positive, mais qui doit être accompagnée par d'autres mesures. Les premières conditions, dira-t-elle, seraient de renforcer l'indépendance de la justice, de consolider davantage le rôle de l'IGF et de départager le monde des affaires de celui de la politique. «Je suis partisane du principe de d'où tu détiens cela». Abordant les derniers événements de Diar Echems, la SG du PT estime qu'il est possible à l'Etat de décréter l'exploitation des logements vacants au nombre de un million 500.000 habitations. Ce chiffre a été confirmé, rappelle-t-elle, par le premier argentier du pays. A noter que Mme Louisa Hanoune a annoncé, par ailleurs, que l'organisation des jeunes du parti tiendra son 2e congrès en décembre prochain à Alger. Elle a en outre annoncé la tenue, en 2010 à Alger, du congrès international des organisations de jeunes avec la participation de plusieurs pays notamment le Brésil, la Palestine, la France, l'Afrique du Sud, la Tunisie, le Maroc et la Bolivie.