De notre bureau : Galère n Elles sont au nombre de 70, ces familles qui, depuis l'ère coloniale, habitent des gourbis construits en toub, c'est-à-dire avec de la paille et de l'argile uniquement, au douar de Sidi Ismaïl dans la commune de Zeboudja, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de la ville de Chlef. Les témoignages recueillis sont accablants et évoquent l'ampleur de la misère et des problèmes qu'endurent certaines familles depuis bien longtemps. «Ce n'est que pendant les campagnes électorales que nous recevons des responsables qui nous avancent des promesses ô combien trompeuses et mensongères. On nous dit à chaque fois que notre douar va devenir un véritable quartier, que la vie quotidienne de chacun de nous s'améliorera et que les problèmes auxquels nous sommes confrontés disparaîtront à jamais. Mais après leur élection à la tête de notre commune, aucun n'a plus remis les pieds ici. Nous continuons toujours de vivre dans la pauvreté et dans la misère la plus extrême. Ni eau potable, ni électricité, ni des conditions d'hygiène normales.» La seule route qui existe entre le douar et le chef-lieu de la commune de Zeboudja, d'une longueur de 6 km seulement, est toujours à l'abandon. Les difficultés que rencontrent nos écoliers et même les autres personnes pour rejoindre quotidiennement leur établissement scolaire notamment à Benyattou-El-Hadj dans la localité de Guelta Zarga ou leurs lieux de travail respectifs à Zeboudja sont complexes. Beaucoup de retards et même des absences répétées sont régulièrement enregistrés pour les uns et les autres. «Cela fait bien longtemps aussi que nous réclamons aux pouvoirs publics la réalisation d'une salle de soins. Plusieurs fois, des malades voient leur état s'aggraver lors de leur évacuation vers d'autres établissements sanitaires», déplorent des familles de Sidi Ismaïl. El-Ghorafa veut sa route El-Ghorafa est un douar dans la commune de Sobha, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya de Chlef. C'est dans ce douar où des parents d'élèves ont sommé leurs enfants de ne plus aller étudier jusqu'à satisfaction de leurs revendications. A l'origine de cette décision, l'état dans lequel se trouve la principale route qui mène au centre-ville de Sobha à partir de leur douar. Cette route, qui n'a de route que le nom, n'a fait l'objet d'aucun revêtement ni d'aucune réhabilitation depuis sa première mise en service, c'est-à-dire depuis plus de 40 ans. C'est une route carrément impraticable que les enfants empruntent quotidiennement à pied, afin de rejoindre leurs établissements scolaires respectifs. Pendant la saison des pluies, elle est entièrement submergée par les eaux causant ainsi de grosses difficultés aux piétons mais aussi aux quelques véhicules qui l'empruntent. Tout comme les autres localités rurales de la wilaya, El-Ghorafa veut avoir une route carrossable ce qui permettrait, sans aucun doute, aux transporteurs, taxis et bus entre autres, de desservir le village jusque-là totalement abandonné. «Nous voulons que cette importante voie de communication soit parfaitement réhabilitée conformément aux normes techniques réglementaires et non uniquement rafistolée à la hâte et n'importe comment, comme on vient de le faire sur certains tronçons.» Pour sa part, le président de l'APC de Sobha a fait savoir que sa commune enregistre un déficit budgétaire énorme et ne peut, malheureusement en aucun cas, prendre en charge financièrement de grands travaux que demande la réhabilitation de cette route en question. Ténès : SOS glissements de terrain Pour les habitants de la cité des 98-logements socio-participatifs (LSP) à la sortie ouest de la ville de Ténès, la menace et le danger pèsent sur leur habitation en raison d'imminents glissements de terrain . «A n'importe quel moment, nos habitations peuvent s'effondrer. Les glissements que nous ressentons, de jour comme de nuit sous nos pieds, prennent une ampleur inquiétante.» C'est à la suite des grands travaux d'enfouissement entamés depuis plusieurs mois à quelques mètres seulement en face de l'immeuble A de la cité, que ces glissements ont fait leur apparition. Les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région, ont aggravé la situation et accéléré ces affaissements. «ici, tout le monde a peur et personne n'ose dormir ou vivre tranquillement dans son appartement car le danger et le spectre d'un effondrement sont toujours là !» Outre cette catastrophique situation, les habitants font également face à d'autres difficultés et carences aussi importantes que celle du glissement de terrain depuis qu'ils ont occupé ces logements. Selon de nombreux témoignages et contrairement à ce qui leur a été dit lors de la remise des clefs, ces habitations manquent de beaucoup de commodités indispensables à une vie décente. «Nous n'avons toujours pas d'électricité et de gaz naturel. Pourtant, le réseau relatif à la distribution de l'électricité ainsi que la principale conduite de gaz ne sont qu'à deux pas de notre cité dont les appartements ne sont pas tout à fait conformes aux normes techniques exigées en la matière. De nombreuses autres malfaçons, à différents niveaux, commencent à faire leur apparition», lancent encore les habitants de la cité des 98-logements LSP à Ténès en guise de SOS. Formation professionnelle : de nouvelles structures Le secteur de la formation professionnelle à Chlef vient de bénéficier de plusieurs nouvelles infrastructures, récemment inaugurées officiellement dans de nombreuses communes de la wilaya. Il s'agit, selon des sources de la direction de wilaya de la formation professionnelle, de quatre Cfpa notamment à Abou-El-Hassane, à Oued-Sly, à Boukadir et à Oued-Fodda. En outre, huit internats ont été nouvellement réalisés et sont déjà opérationnels au niveau de plusieurs Cfpa à travers l'ensemble du territoire de la wilaya et principalement à Béni Haoua où les stagiaires résident, chacun, dans des localités rurales extrêmement éloignées. «A l'intérieur de certains de ces établissements de formation professionnelle, nous avons également réalisé un total de 48 logements de fonction au profit des cadres et des enseignement que dispose notre secteur. Et toujours dans le cadre des nouvelles réalisations et autres projets que le secteur de la formation professionnelle compte réceptionner prochainement dans différentes communes de la wilaya, il est prévu la livraison de pas moins de neuf centres qui sont actuellement concernés par des travaux de remplacement du préfabriqué par des constructions en dur comme c'est le cas du Cfpa de Sidi-Akacha dans la daïra de Ténès où la cadence de la transformation en question connaît un taux d'avancement considérable», affirment des responsables au niveau de la direction de la formation professionnelle. L'aspect pédagogique de ce secteur sera, lui aussi, rehaussé par la mise en application, pour la première fois cette année, d'un important programme d'enseignement riche en spécialités modernes et surtout intéressantes pour les stagiaires qui aborderont le monde professionnel une fois leur formation achevée.