Le Festival international de musique andalouse de Tlemcen, animé dans le cadre de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011», s'est décliné comme une véritable passerelle entre les patrimoines maghrébins, ont souligné les participants. L'ensemble maghrébin de musique andalouse dirigé par le maestro algérien Rachid Guerbas a enflammé le public présent vendredi soir à la clôture de ce festival international. Musiciens algériens, marocains (Chabab al Andalus de Rabat) et tunisiens (Malouf de Sousse) se sont évertués à révéler «les passerelles naturelles qui existent entre les différents patrimoines musicaux maghrébins», a indiqué Rachid Guerbas. Ils ont interprété, au grand bonheur d'un public venu nombreux à la salle des spectacles de la maison de la culture, des modes communs, comme le zidan algérien et el-hijaz el-kabir marocain, ou encore le mode assbouayne, qui constituent des variantes locales riches en nuances. «Tlemcen, ancienne capitale maghrébine, et aujourd'hui capitale de la culture islamique, représente un cadre privilégié pour les musiciens maghrébins partageant la même scène, afin d'offrir d'agréables moments à l'assistance», s'est réjoui le maestro Rachid Guerbas. La troupe espagnole La Dispersione, créée en 1999, a présenté, lors de cette ultime soirée, un répertoire de musique ancienne du compositeur emblématique d'opéras, Vicente Martin y Soler. Soucieux de faire connaître cet héritage, La Dispersione est l'un des groupes les plus importants dans le panorama musical espagnol de musique ancienne et baroque. Ce festival international qui s'est ouvert le 27 avril dernier, a permis au public de découvrir divers ensembles et associations musicales algériennes, tout en appréciant les musiques anciennes exécutées par des troupes d'Inde, de Chine, du Portugal, d'Espagne et d'Afghanistan.