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Tunisie
Le calendrier de la discorde
Publié dans Info Soir le 12 - 03 - 2013

Critiques - Des élus de l'opposition tunisienne ont brocardé le calendrier politique «pas réaliste» de la majorité.
C'est avec virulence que des élus de l'opposition ont critiqué l'échéancier présenté hier dans l'après-midi par la présidence de la Constituante.
«Les dates fixées pour les élections ne sont pas réalistes, je crains qu'il s'agisse d'un poisson d'avril», a clamé Mohamed Allouch, un député indépendant.
«Nous estimons que les élections ne peuvent avoir lieu avant mars 2014 (...) arrêtons de mentir au peuple tunisien, disons-lui la vérité», a-t-il ajouté. «Nous dénonçons cette précipitation autour de l'annonce de ce calendrier», a lancé de son côté le député Mohamed Hamdi du Parti Alliance démocratique.
A l'inverse, Sahbi Attig, chef du groupe parlementaire d'Ennahda, a déclaré être «d'accord avec ces rendez-vous».
Le calendrier - très serré - proposé hier prévoit que le projet de Constitution soit achevé le 27 avril, et que le texte soit définitivement voté le 8 juillet, après un débat à partir de la mi-mai. Il fixe aussi au 27 octobre les prochaines élections, après l'adoption de la loi électorale le 13 septembre 2013. Cet échéancier vise à sortir le pays d'une profonde impasse politique liée à l'absence de consensus réunissant les deux-tiers des députés notamment sur la question clé du type de futur régime. Plusieurs dates de ce type ont été annoncées ces derniers mois sans jamais être respectées. A l'origine, la classe politique s'était engagée à finir la Constitution en octobre 2012, soit un an après l'élection de l'assemblée. Fin février, l'ONG Al Bawsala, seule organisation à suivre en totalité les débats de l'ANC, avait souligné les graves dysfonctionnements de l'assemblée, dont les travaux sont ralentis par l'absentéisme et l'obstruction parlementaire. Hier encore, les séances du matin et de l'après-midi ont débuté chacune avec deux heures de retard. Al Bawsala estime qu'un calendrier réaliste fixerait l'adoption de la Constitution durant la première quinzaine de septembre et les élections au 12 janvier 2014, laissant le temps aux députés d'adopter une loi électorale et aux autorités d'enregistrer les électeurs. Ces désaccords bloquent la mise en place d'institutions stables, plus de deux ans après la révolution. Cette crise a été aggravée par l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd dont la mort le 6 février a entraîné la démission du gouvernement. Le cabinet qui sera soumis aujourd'hui à l'ANC a reconduit la coalition malaisée entre les islamistes et deux partis laïcs tout en l'élargissant à des indépendants. Cette équipe devrait obtenir sans mal la confiance des députés. M. Larayedh assure que son gouvernement resterait en fonction au plus tard jusqu'à la fin de l'année 2013, laissant ainsi entendre que les nouvelles institutions seront en place avant le 3e anniversaire de la révolution tunisienne, le 14 janvier 2014.
Avant de s'immoler, il a crié
«Voilà le chômage»
Un homme a été grièvement brûlé en s'immolant par le feu ce matin sur l'avenue Habib Bourguiba dans le centre de Tunis. «Voilà la jeunesse qui vend des cigarettes, voilà le chômage», a crié ce jeune homme, un vendeur de cigarettes à la sauvette, avant de s'immoler face au bâtiment du théâtre municipal. «Dieu est le plus grand», a-t-il ensuite lancé. Des passants se sont précipités sur le jeune homme d'une vingtaine d'années pour éteindre le feu, mais l'ensemble de sa peau était calciné. Il était néanmoins conscient lorsque les secours l'ont transféré à l'hôpital. Les policiers et pompiers présents ont refusé de donner des informations sur la victime ou sur son état de santé. L'avenue Habib Bourguiba, haut lieu de la révolution de 2011, est l'axe central de Tunis dont les trottoirs sont aménagés de terrasses et où de nombreux tunisois gagnent leur vie en vendant des cigarettes à l'unité. Plusieurs cas d'immolation par le feu ont eu lieu en Tunisie pendant et après la révolution de janvier 2011 qui avait été déclenchée le 17 décembre 2010 lorsque le jeune vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, s'était immolé à Sidi-Bouzid (centre) excédé par la misère et le harcèlement des policiers. Les difficultés économiques et sociales étaient à l'origine de ce soulèvement qui a fait chuter le régime de Zine El-Abidine Ben Ali. Or deux ans plus tard, le chômage et la pauvreté continuent de miner la Tunisie. Les grèves et les manifestations se sont multipliées ces derniers mois, dégénérant régulièrement en violences. Fin novembre, quelque 300 personnes ont été blessées dans une semaine d'affrontements avec la police à Siliana (nord-ouest).
Le parti de Chokri Belaïd veut saisir l'ONU
Le parti de l'opposant tunisien Chokri Belaïd, assassiné le 6 février à Tunis, a décidé hier lundi de saisir le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur ce crime, estimant que l'enquête n'était pas menée de manière satisfaisante par les autorités. «Etant donné que l'enquête sur l'assassinat de Chokri Belaïd n'avance pas comme il se doit, nous avons décidé aujourd'hui de porter l'affaire devant le Conseil des droits de l'Homme à Genève», a annoncé Zied Lakhdar, un responsable du Parti des patriotes démocrates, s'exprimant sur la radio Shems-FM. Selon le ministère de l'Intérieur, quatre suspects appartenant à un groupe islamiste armé ont été arrêtés mais les commanditaires n'ont pas été identifiés, et le meurtrier présumé, Kamel Gathgathi, est toujours en fuite. Le meurtre de Chokri Belaïd a plongé le pays dans sa pire crise politique depuis la révolution de janvier 2011 qui a provoqué la chute de Zine El-Abidine Ben Ali. Le président tunisien Moncef Marzouki a été entendu fin février comme témoin, les proches de la victime estimant qu'il disposait d'informations sur le commanditaire de cet assassinat. La famille de la victime continue d'accuser le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement, d'être responsable de ce crime, ce que le mouvement dément.
Football et politique
L'ES Gafsa, club évoluant en première division tunisienne (dernier du groupe B), a annoncé hier lundi son retrait du Championnat afin de protester contre des «injustices d'arbitrage». «Nous avons décidé de nous retirer du Championnat et nous avons alerté le ministre du Sport ainsi que le président de la Fédération sur notre décision, a déclaré à l'antenne de Mosaïque-FM Khaled Bennour, le vice-président de Gafsa. Ce n'est plus du sport, cette ingérence politique au profit de certains clubs représente un vrai danger pour le sport tunisien. Les erreurs d'arbitrage qui ont lésé notre équipe lors du match face au CS Hammam-Lif dimanche ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase», a de son côté ajouté Ezzedine Ben Amor, un autre dirigeant, alors qu'un arbitre a annulé dimanche un but inscrit par Gafsa face au Club Sportif d'Hammam-Lif (1-1 au final). Un autre club évoluant en première division, l'Olympique de Béja, a également menacé de se retirer pour dénoncer «les injustices des arbitres».


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