Résumé de la 4e partie n Tentée par la bonne odeur de la tête d'ours qui rôtissait, elle en prit un morceau. C'est alors que ses lèvres se soudèrent. Quelque temps plus tard, Tshakapesh dit à sa sœur aînée : «J'ai rêvé que tu m'avais perdu. Une de mes flèches était tombée à l'eau. Et comme je tentais de la récupérer, un gros poisson m'avala.» Quelque temps plus tard, Tshakapesh partit avec son arc et ne revint pas. «Son rêve s'est réalisé», pensa sa sœur. Elle partit donc à sa recherche, mais tout ce qu'elle trouva fut son arc. Elle se mit alors à pleurer. Puis, ayant séché ses larmes, elle fabriqua un hameçon et commença à pêcher. Quand l'hameçon fut à l'eau, Tshakapesh s'adressa en ces termes à la truite saumonée dans l'estomac de laquelle il se trouvait : «Va mordre l'hameçon de ma sœur aînée.» Le premier poisson que celle-ci attrapa avait un gros abdomen. Elle en prit ensuite plusieurs autres. Sa pêche terminée, elle se mit en frais de nettoyer ses prises en commençant par la première. À peine lui avait-elle coupé le ventre que Tshakapesh bondit hors de la bête en disant : «Ouf ! ma sœur aînée, tu as bien failli me couper.» Tshakapesh retourna à sa chasse aux écureuils. Il ne s'occupait vraiment d'aucun autre gibier. Un jour, il entendit des gens percer un trou à travers la glace d'un plan d'eau. «Ma sœur aînée doit bien les connaître, se dit-il. Je vais aller lui en parler.» De retour chez lui, il dit : «J'ai entendu des gens percer la glace. — Tiens-toi loin d'eux, lui dit sa sœur Ils chassent le castor géant. Lorsque quelqu'un leur rend visite, ils lui confient le soin d'extraire le castor de l'eau. Mais leur but est de faire en sorte que ce soit le castor qui l'y entraîne. C'est leur façon de s'amuser à ses dépens. — Pas un mot de plus, ma sœur aînée ! Tu me fais peur. J'irai ailleurs.» Il repartit dans une autre direction. Mais, après avoir marché quelque temps, il se dit : «Je ne crois pas un mot de ce qu'elle raconte. Je vais aller voir ce qu'il en est.» Lorsqu'il se présenta au lac où ces gens chassaient le castor géant, son arc était sous tension. «Voici un visiteur, dirent-ils. Invitons-le à sortir le castor. Ce sera bien amusant de le voir disparaître sous l'eau. Tout en approchant, Tshakapesh lançait des flèches dont la trajectoire était courbe. Quand il fut plus près d'eux, ils s'aperçurent qu'il était bien jeune. «Viens sortir le castor de l'eau», lui dirent-ils. Ils se promettaient de bien rigoler. «Sortir le castor..., mais je n'ai jamais vu faire ça, dit Tshakapesh. A suivre