Résumé de la 8e partie n Le jeune homme saisit la femme cannibale, la souleva dans les airs et la tua en la projetant… De retour chez lui, il raconta ce qu'il avait entendu. «Ne t'avise pas d'aller chez eux, dit sa sœur. Leur balle, c'est une tête d'ours. Ce sont des Mistapeu. Quand quelqu'un arrive, ils lui lancent la tête d'ours, qui les mord aussitôt. — Ma sœur aînée, tes paroles m'effraient. J'irai ailleurs.» Il prit effectivement une autre direction, mais dès qu'il eut disparu derrière les arbres, il se mit à douter de ce qu'elle lui avait dit et se dirigea vers ceux qu'il avait entendus. Ces gens jouaient à la balle dans une magnifique clairière. Les ayant observés durant un moment, il fut favorablement impressionné par l'un d'eux. Ses partenaires avaient beau lancer la balle loin de lui, il courait assez vite pour l'attraper et la leur relancer aussitôt. «Il est très habile, pensa Tshakapesh. J'aimerais bien le capturer pour en faire l'époux de ma sœur, Si seulement on pouvait lui lancer la tête vers moi.» Son vœu fut exaucé ; quelqu'un lança la tête dans sa direction. Et le préféré de Tshakapesh courut pour l'attraper. Lorsqu'il passa à sa portée, Tshakapesh l'empoigna en disant : «Allons chez moi. Tu épouseras ma sœur aînée. Elle est toujours seule.» On tenta d'empêcher cet enlèvement en disant à Tshakapesh de lâcher sa prise. «N'êtes-vous pas tous des hommes ? leur dit Tshakapesh. Rien ne vous empêchera de continuer à jouer à la balle. Vous prenez-vous pour des femmes ?» Tshakapesh dut tordre le bras de sa prise, sans quoi il n'aurait jamais pu l'emmener. L'individu se plaignait de douleur. Ses compagnons finirent par se dire : «Il vaudrait mieux ne pas s'attaquer à lui. Ce doit être Tshakapesh. Il réussit sans difficulté tout ce qu'il entreprend.» Tshakapesh s'éloigna avec celui qu'il avait choisi. «Allons chez moi, lui dit-il. Tu épouseras ma sœur aînée. Elle est si seule.» Arrivé chez lui, il dit : «Ma sœur aînée, je t'amène un époux, toi qui t'ennuyais toujours. — Tu es sans doute allé voir ces gens, dit-elle. — Oui, répondit son cadet. Dorénavant, tu seras l'épouse de cet homme. Et moi qui étais toujours seul à chasser, j'aurai de la compagnie», ajouta-t-il. Ils restèrent encore longtemps en ce lieu, se nourrissant uniquement d'écureuil. Un jour que Tshakapesh et son beau-frère étaient à chasser les écureuils, ils entendirent un bruit de balançoire. «Je me demande bien qui sont ces gens, dit Tshakapesh. Mieux vaut ne pas s'en approcher. A suivre