Succès - L'équipe nationale a finalement réussi ses deux sorties du mois de juin sous la conduite du nouveau sélectionneur, Lucas Alcaraz, même si un gros travail l'attend lors des prochains mois. Avant ces deux sorties de l'équipe nationale, en ce début du mois de juin, beaucoup de choses ont été dites sur le nouveau sélectionneur Lucas Alcaraz et sur les appréhensions qui entouraient les Verts. Cela a commencé d'abord par ce choix fait par le nouveau président de la Fédération algérienne de football (FAF) Kheireddine Zetchi qui a suscité plusieurs réactions, dont certaines un peu acerbes à l'endroit de cet «inconnu» d'Alcaraz. Ensuite, c'est sa démarche, celle consistant à aller faire la tournée de quelques pays européens pour rencontrer les joueurs de la sélection, qui a été critiquée par certains qui ne voyaient pas l'utilité d'une telle approche, alors que l'ancien coach de Granada a abattu un gros travail pour préparer des fiches d'évaluation, une pour chaque joueur en prévision du premier stage et de la première liste à convoquer pour les matchs de la Guinée et du Togo. Outre le cap de la langue, qu'Alcaraz voudrait dépasser dans les mois à venir, il fallait compter avec un groupe en manque de confiance et un désamour du public, très déçu après la campagne de la CAN-2017 au Gabon. D'ailleurs, le patron des Verts l'a vérifié dès le premier match contre la Guinée avec l'absence du public. Et même face au Togo, Alcaraz s'attendait à des gradins combles, pour l'avoir confié à certains de ses proches adjoints. Au soir de ce dimanche 11 juin 2017, Alcaraz aura réussi son pari de sortir non seulement de ces deux matchs pièges, mais en signant deux succès importants. Le premier a permis de faire baisser la pression qui était sur l'équipe et de redonner confiance aux joueurs, surtout qu'il s'agissait d'un adversaire, la Guinée, qualifiée de «bête noire» des Verts depuis un bon moment. Le second, lui, a lancé la campagne des éliminatoires de la CAN-2019 permettant à la sélection de prendre la première place du groupe D en compagnie du Bénin, vainqueur de la Gambie sur le même score de 1 à 0. Evidemment, on est loin des cartons finalement trompeurs de l'ère Gourcuff face à la Tanzanie, l'Ethiopie et le Lesotho. L'équipe a repris une taille plutôt humaine avec ses défauts et ses imperfections, difficiles à combler en l'espace d'un premier stage et coïncidant avec une fin de saison plutôt harassante pour certains éléments, à l'image d'un Mahrez fantomatique. Le technicien espagnol donne rendez-vous à ses joueurs au mois d'août pour renouer avec la compétition et la double confrontation contre la Zambie en aller et retour dans le cadre, cette fois, des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. A. Salah-Bey La confirmation : Bensebaïni, Hanni et Attal prennent du galon Les deux premières sorties de Verts sous l'ère Alcaraz ont permis de retenir quelques satisfactions, à commencer par la confirmation de Rami Bensebaïni qui planté définitivement son piquet dans la défense des Verts, celle de Sofiane Hanni devenu la nouvelle coqueluche et surtout buteur de l'EN. Mais la belle surprise, c'est ce Youcef Attal, qui a éclaboussé par son talent cette première mi-temps contre les Eperviers, en attendant des éléments à venir comme Tayeb Meziani et bien d'autres. Des signes qui ne trompent pas également sur la maîtrise d'Alcaraz sur son groupe et dont le discours vers la fin du stage a été tranchant : «A l'avenir, seuls les meilleurs seront convoqués.» Pour leur part, certains joueurs ont affiché leur disponibilité et leur motivation comme Sofiane Feghouli, Nabil Bentaleb ou bien Islam Slimani qui se sont donnés à fond. Même le gardien Mbolhi, d'habitude avare en déclarations a assumé son statut de capitaine en venant en conférence de presse. Des signes qui ne trompent pas sur un avenir plutôt prometteur avec tous les chantiers ouverts pour un Alcaraz plus conforté et rassuré. A.S-B La menace : Alcaraz promet des changements, si... Les Verts ont éprouvé d'énormes difficultés pour s'en sortir face au Togo. Cela est surtout dû au fait que les joueurs se sont eux-mêmes compliqué la tâche en ratant de franches occasions en première mi-temps, notamment par les joueurs du secteur offensif, à l'image de Slimani et Mahrez, qui accusent le coup depuis quelque temps et qui risquent tout simplement leurs places dans le onze de départ à l'avenir. Le coach des Verts, Alcaraz, menace de reléguer sur le banc tout joueur ne répondant pas aux attentes, même si le nom est Mahrez, la «star» de cette sélection. «J'ai bien analysé mes joueurs et je peux avancer qu'il y aura des changements dans le onze type à l'avenir si les titulaires actuels ne me donnent pas satisfaction. Cette règle sera appliquée sur tout le monde, y compris Mahrez», a-t-il déclaré. Le technicien espagnol n'a pas chamboulé son quatuor d'attaque par rapport à celui qui avait disputé la précédente CAN. Force néanmoins est de constater que seul Sofiane Hanni (auteur de 2 buts dont celui de la victoire contre le Togo) et à un degré moindre Yacine Brahimi, ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Cette baisse de régime de l'attaque algérienne, considérée jusque-là comme étant le point fort des Verts, a failli justement coûter cher à l'équipe nationale, au vu de son manque de réalisme en première mi-temps. Dj. O. La force : Clean sheet, une première depuis... La défense de la sélection algérienne de football a réussi à garder sa cage vierge pour la première fois en huit matchs, contribuant à la victoire des Verts contre le Togo (1-0). Un véritable «exploit», aux yeux des observateurs, vu que l'arrière-garde algérienne est devenue depuis un bon bout de temps un véritable casse-tête pour tous les entraîneurs qui se sont succédé à sa barre technique. La dernière fois que la sélection algérienne a tenu bon en défense remonte au 4 septembre 2016 contre le Lesotho (6-0), pour le compte des qualifications à la CAN-2017. Face au Togo, et même si Mbolhi a gardé sa cage vierge, il n'en demeure pas moins qu'il a passé des moments difficiles, signe d'une certaine fébrilité persistante toujours dans cette ligne, font remarquer les spécialistes.