Depuis le séisme, des familles entières côtoient quotidiennement la mort dans cet immeuble déclaré à risques aussi bien par les services spécialisés que par le propriétaire lui-même qui a affirmé «dégager toute responsabilité» quant aux dégâts éventuels demandant aux autorités concernées d?intervenir. Les locataires, eux, ont frappé à toutes les portes. En vain. Le problème du logement s?accentue avec le temps. Aucune formule initiée par l?Etat ne l?a, jusque-là, résorbé entièrement. Des Algériens, vivant dans les pires conditions d?insalubrité, affrontent quotidiennement le danger d?effondrement de leurs habitations et sont en permanence exposés aux maladies. Pourtant, certains sont des salariés, résidant dans leurs communes depuis l?indépendance, et de surcroît natifs d?Alger. Ces mal-logés ont été maintes et maintes fois recensés, des promesses d?attribution de logements sociaux décents leur ont été faites par les différentes autorités locales, mais sans suite. Certains ont fait l?objet de décision d?attribution de logements à la veille des échéances électorales. D?autres ont même postulé pour le Logement social participatif (LSP) et la location-vente auprès de l?Agence algérienne pour le développement du logement (Aadl), depuis 2001. Depuis, les citoyens attendent, la peur au ventre, de voir leurs demeures s?effondrer au-dessus de leur tête. Ces pseudohabitations menacent ruine. Au lendemain de chaque catastrophe naturelle, ces citoyens reçoivent la visite des autorités locales qui ne reviennent qu?après une autre catastrophe. Les citoyens mécontents n?ont plus le choix. Ils comptent passer à l?offensive «pacifiste» si on ne met pas fin à leur calvaire.