Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah qui vit dans la clandestinité depuis des semaines, a assuré à des journalistes qui l'interviewaient qu'il ne savait pas, lui-même, où il se trouvait. «Comme vous, on m'a fait monter et descendre des dizaines de fois et j'ignore où je me trouve actuellement», a-t-il dit aux reporters du quotidien libanais As-Safir qui publie, ce mardi, cet entretien. Le journal a réservé quatre pages à cette entrevue fleuve avec le chef du Hezbollah, la bête noire de l'Etat hébreu qui ne cache pas qu'il n'hésiterait pas à l'éliminer. Talal Salman, propriétaire et rédacteur en chef du quotidien As-Safir, et Hussein Ayoub, journaliste, indiquent qu'ils sont restés cinq heures avec Nasrallah, qu'ils décrivent comme «souriant». Ils rapportent que la rencontre s'est déroulée dans un appartement modeste, mais qu'ils étaient incapables de préciser le quartier ou même l'étage où ils se trouvaient. Pendant la période d'hostilités, leur a raconté cheikh Nasrallah, les hommes chargés de sa sécurité l'ont autorisé à se promener dans des quartiers de Beyrouth. Le chef du Hezbollah explique également s'être consacré uniquement à la conduite des opérations militaires pendant cette période. Et il explique que la chambre d'opérations avait été installée avant la guerre et qu'elle disposait de moyens de communication sophistiqués, et d'un accès permanent à toute la presse, y compris israélienne.