Désespoir n Les locataires du 8, boulevard Saïd-Hamdine ne savent plus à quel saint se vouer. L'intervention des autorités tarde. «Avant-hier samedi, en début d'après-midi, le balcon du 5e étage de l'autre versant de l'immeuble dont la façade principale donne sur le boulevard Saïd-Hamdine, à Hydra, s'est effondré entraînant une vieille dame de 74 ans qui s'y trouvait.» Ce paragraphe, tiré d'un numéro du quotidien Horizons d'il y a vingt ans, est toujours d'actualité car la vieille dame en est morte après sa chute et si les services de l'Etat n'interviennent pas, un autre cas dramatique peut survenir à tout moment. Récemment, les habitants de cet immeuble ont été tirés de leur sommeil par le fracas d'un pan d'un autre balcon. Le énième depuis vingt ans. Oui, vingt ans que les locataires et propriétaires de cet édifice datant de la période coloniale (construit en 1954) ne cessent de crier et d'appeler à l'aide, mais point de réponse. Il y a quelques mois seulement, l'APC d'Hydra a daigné plus ou moins réagir, par l'intermédiaire de son secrétaire général qui, il faut avouer, a été sensibilisé par ce grave cas d'insécurité publique en prenant le dossier en main. Après plusieurs semaines d'attente et le ficelage d'un nouveau dossier, l'APC a donné son accord pour la réhabilitation de cet immeuble, notamment ses balcons qui sont appelés à être carrément détruits et reconstruits, comme le souligne l'avis technique d'un bureau d'études spécialisé et approuvé par le CTC. Puis la bonne nouvelle est tombée au début du mois de septembre 2006 puisqu'une entreprise de travaux a apporté ses échaffaudages et ses outils pour soi-disant débuter le chantier. Fausse alerte : les ouvriers sont venus refaire l'étanchéité et redonner un coup de peinture. Irrités par cette tournure des événements, les habitants ont refusé toute opération de rafistolage au détriment d'un véritable chantier, sérieux, qui réhabiliterait les parties endommagées de l'immeuble. Du coup, les habitants ont plongé de nouveau dans l'attente, le cœur serré et l'esprit hanté par une éventuelle chute qui entraînerait… mort d'homme ! Ce n'est que cela qui fera peut-être réagir les autorités pour intervenir avec diligence pour mettre fin au cauchemar des habitants du n°8, boulevard Saïd-Hamdine.