Résumé de la 12e partie n Conseillée par sa sœur, Fadhéla continue à jouer la comédie : elle a retrouvé l'usage de ses jambes, mais elle le cache. Au bureau, Mohamed réfléchit. Les réactions de son fils l'inquiètent : il se renferme de plus en plus sur lui-même, notamment en présence de sa mère. Quand ils sont seuls, tous les deux, il plaisante, il lui parle de son travail, mais dès que sa mère arrive, il se tait. Qu'a-t-il bien pu se passer entre eux ? Il sait qu'Amine est très proche de sa mère, plus même que sa sœur et son jeune frère, et qu'il est celui qui a souffert le plus de son accident. Il s'en ouvre à Souad. — Il a peut-être compris, dit la jeune femme, que sa mère exagère ! — Mais ce n'est pas dans sa nature de se renfermer ainsi sur lui-même ! — Puisque avec toi, il discute — Oui, mais sa mère... Il a aussi besoin d'elle ! — Lubie d'adolescent ! — Non, il s'est passé quelque chose ou alors, il se passe quelque chose ! — Et si tu en parlais avec ta femme ? Peut-être qu'elle sait quelque chose. — Il faudrait qu'elle soit disposée à parler avec moi... Souad sourit. — A propos, que donne ta nouvelle tactique ? — Je la laisse crier tant qu'elle veut et elle finit par me laisser en paix ! Il sourit. — Depuis quelques jours, elle se montre même gentille avec moi ! Souad s'exclame : — Gentille ? Comment cela ? — Elle ne me parle plus avec brusquerie... Elle s'inquiète quand je tousse, elle a peur que je prenne froid ! — ça, c'est une stratégie de reconquête ! Il rit. — Oui, ça m'a tout l'air d'une tactique ! — L'essentiel est que ta vie soit moins amère. — La vie n'est pas gaie avec elle, même calme, elle semble toujours pleine de hargne. — C'est le drame qu'elle a vécu... elle t'en tient pour responsable et elle t'en veut toujours ! Pour elle non plus, la vie ne doit pas être facile ! Mohamed hausse les épaules. — Et toi, demande Mohamed, qu'as-tu décidé pour ce qui est de ton cousin ? — Lui aussi semble s'être calmé... — Ce n'est pas une solution... Tu dois dire à tes parents que tu ne veux pas l'épouser. — J'y pense, mais je le ferai en temps opportun ! — Quand il t'aura cassé une côte ? ou un bras ? — Je ne le laisserai plus me malmener ! — Espérons-le, dit Mohamed. (à suivre...)