Promotion n Le président du Conseil consultatif de la promotion des PME a déclaré ce matin sur les ondes de la Chaîne 3 «qu'il faut penser à créer une banque d'investissement spécifique pour les PME». Il propose également la création d'une caisse mutualiste à laquelle seraient adhérentes les petites et moyennes entreprises. Cette alternative constitue une issue salutaire pour promouvoir les petites et moyennes entreprises dont le nombre en Algérie ne dépasse pas actuellement les 300 000. «C'est un nombre assez bas d'autant que le potentiel est beaucoup plus important que ce chiffre», a indiqué Zaïm Bensaci qui plaide pour une implication plus forte en matière de financement de ces entités à travers leur propre banque. Sur ce chapitre, il souligne que «le crédit accordé à une PME est toujours un risque pour la banque». C'est toujours un facteur de blocage, selon lui. Il estime qu'actuellement «il faudrait que la banque forme un personnel qualifié pour l'étude des dossiers de crédits». Mais en revanche, «il faudrait aussi que les dossiers des PME en matière de crédits soient fiables». Cette situation a amené l'intervenant à mettre l'accent sur les mesures d'accompagnement touchant le financement des PME, notamment en matière de garanties des crédits. Bien qu'elles soient intéressantes, «ces mesures restent insuffisantes» fait remarquer le président du Conseil consultatif de la PME. Il propose à cet égard que «d'autres mécanismes de promotion de la PME doivent être trouvés et qui toucheraient le foncier, le financement et l'environnement de l'entreprise». L'une de ses recommandations porte sur «la prise en compte des aides en matériel et en équipements pour les petites et moyennes entreprises». Il juge donc utile «de rechercher les créneaux porteurs, à savoir la sous-traitance qui pourrait être le pôle important pour un tissu industriel complétant les autres activités». Ce bilan rend donc aléatoire toute promotion de la PME à l'heure où certains pays en font un édifice pour leur industrie. S'agissant de la mise à niveau, Zaïm Besaci a constaté que «les résultats restent insuffisants du fait que le deuxième programme de la mise à niveau n'a retenu que 450 entreprises». A rappeler que la première opération de mise à niveau prise en charge par le ministère de l'Industrie n'a retenu que 72 entreprises.