Résumé de la 14e partie n A peine arrivé dans la maison de son oncle, Omar va voir son cousin Rafik, un handicapé de son âge. Regardez qui nous vous ramenons ! Zahra, triomphante, annonce ainsi Rafik. La pauvre femme est si contente de voir son fils sortir de sa chambre, qu'elle en a oublié son hôte, Omar. Celui-ci, qui avance en souriant, s'arrête en apercevant la jeune fille assise à côté de son oncle. — Mais c'est bien, dit Tahar, c'est bien ! Et il se retourne vers Omar. — Je devine que c'est toi qui nous l'as ramené ! Mais le jeune homme est comme fasciné par la jeune fille qui, il est vrai, est d'une grande beauté : un visage rond, de grands yeux couleur noisette et une longue chevelure blond cendré.... Une véritable image de star. Tahar, le premier, s'aperçoit du trouble de son neveu. — Ah, oui, tu n'as pas vu Nadia ! La jeune fille, souriante, se lève pour aller vers lui. Il a l'idée de reculer mais il ne bouge pas. Il est tout rouge de confusion. — Tu ne la reconnais pas, n'est-ce pas ? dit l'oncle. — Non, dit-il. Nadia arrive à son niveau et... lui tend la joue ! il ne sait que faire. — On se fait la bise ? dit la jeune fille. Il tend ses joues et il frémit de tout son corps quand les lèvres fraîches frôlent ses joues. Il a la force de dire : — Comment vas-tu ? — Et toi, cher cousin ? — Oh, ça va... — Et mon oncle ? Et ma tante ? Et mes cousins et cousines ? — Tout le monde va bien... Rafik laisse tomber une béquille, Omar se précipite et la ramasse, puis il aide son cousin à prendre place. — Mets-toi à côté de moi, dit Rafik. — Vous vous entendez bien tous les deux, n'est-ce pas ? dit Tahar. — Je me suis toujours entendu avec Rafik, dit Omar, dommage que nous nous soyons perdus de vue... — J'aurais dû te faire venir plus tôt, dit Tahar. Zahra, toute contente apporte le premier plat. — Je n'en prendrai qu'un bout, dit Rafik. — Tu prendras ta part, dit Omar avec autorité... Sinon, je ne mange pas, non plus... Et j'ai faim ! Rafik fait la grimace, mais il ne proteste pas quand sa mère lui remplit son assiette. Omar tend à son tour son assiette. Il commence à manger, de bon appétit quand il s'aperçoit que Nadia le regarde à la dérobée... — Eh bien, mange, lui dit Rafik. Il rougit, s'excuse et détourne le regard de la jeune fille. (à suivre...)