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Yennayer, vestige d'une grandeur perdue
Publié dans Info Soir le 10 - 01 - 2008

Choix n La célébration de Yennayer remonte à des millénaires, mais le 12 janvier n'est considéré comme jour de l'an berbère que depuis la fin des années 1960, lorsque l'Académie berbère, basée en France, décida de mettre en place une «ère berbère».
Le choix de cette date était motivé par le fait qu'elle était fêtée par les autochtones de l'Afrique du Nord pour célébrer un fait marquant de l'histoire de la civilisation berbère : la prise du pouvoir en Egypte pharaonique par un roi berbère.
Le 12 janvier de l'an 950 avant l'ère chrétienne, Chechonq Ier (Chachnaq, en berbère) monte sur le trône d'Egypte et fonde la 22e dynastie pharaonique. Les faits d'armes de ce héros ne s'arrêteront pas là puisqu'il parviendra à réunifier l'Egypte, envahira la Palestine et s'emparera, à Jérusalem, des trésors du temple de Salomon (Le Prophète Souleyman).
Yennayer constitue, donc, l'unique fête non musulmane de toute l'Afrique du Nord, mais elle est célébrée dans la quasi-totalité des contrées de la région. Jusqu'à il y a quelques années, les rituels liés à sa célébration étaient observés scrupuleusement. Parfois, à la limite du sacré. Dans certaines régions, comme les Aurès et la Kabylie, les populations croient dur comme fer que Yennayer constitue un présage de ce que sera le reste de l'année. La veille de cette fête (11 janvier), les femmes chaulaient les murs et changeaient les pierres qui faisaient office de trépied au foyer de la cheminée (le kanoun). En ramassant les nouvelles pierres, la femme s'assure d'abord de ce qui se trouve en dessous : par exemple, un ver blanc présage la naissance d'un garçon, une herbe verte une moisson abondante et des fourmis symbolisent la multiplication du bétail. Pour l'abondance de la nouvelle année qui commence, on n'omettait jamais de remplir les ikufan, ces jarres en terre cuite qui servaient de silos. Toujours dans le souci d'assurer l'opulence, un repas spécifique était – et est toujours – consommé en cette nuit sacrée : de la volaille (le coq, par son chant matinal, annonce la naissance du jour, donc de la lumière et la poule, par ses œufs, incarne la fécondité) et du couscous fait à base de semoule de blé. La semoule d'orge est bannie pour la circonstance à cause de sa couleur sombre et du fait qu'elle constituait, durant le reste de l'année, le repas ordinaire du pauvre. Le choix du coq peut également être expliqué par l'influence des croyances romaines et grecques qui voyaient en le gallinacé un oiseau protecteur. «Imensi n'Yennayer», ou le repas du nouvel an berbère est quasiment incontournable. Aucun membre de la famille n'est oublié en cette nuit bénie. Ainsi, en dressant la table, la maîtresse de maison ajoute le couvert de l'absent (qui pouvait être en voyage, au front, en pèlerinage…et aujourd'hui un émigré, un militaire, un étudiant…). Même les filles mariées ne sont pas oubliées et ont toujours leur couvert.
Après le repas, la femme déposait sur le toit quatre coupelles remplies de sel représentant chacune les quatre premiers mois (janvier, février, mars, avril). Au matin, le niveau d'humidité de chaque coupelle annonce un mois arrosé ou sec. A retenir également que durant la journée de Yennayer, aucun geste qui pouvait contrarier la nature n'était toléré. Tous ces rituels sont aujourd'hui plus ou moins observés, mais reviennent souvent dans les contes perpétués par la tradition orale.


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