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Histoires vraies
L'avocate (1re partie)
Publié dans Info Soir le 29 - 09 - 2008

Il fait très chaud, dans la salle des assises du Massachusetts, ce 8 août 1983. La climatisation, qui fonctionne à plein régime, n'empêche pas un soleil de plomb d'entrer par les hautes fenêtres du bâtiment, construit dans le style néogothique, et l'atmosphère est accablante. C'est sans doute ce qui explique le peu d'intérêt pour le procès qui s'y déroule. Le public ne s'est pas déplacé, les journalistes moins encore et pourtant il s'agit d'une affaire de meurtre où l'accusé risque la peine de mort.
Cette désaffection est aussi provoquée par le peu d'incertitude quant à l'issue des débats. Pour tout le monde, la cause semble entendue. Il n'y a que l'accusé, Kenneth Walters, un grand gaillard de trente ans, qui se manifeste avec énergie, en clamant son innocence. Le reste des participants, les juges, les jurés et même son propre avocat semblent plongés dans la torpeur et souhaitent que tout se termine au plus vite.
Les faits remontent à l'année précédente. Ils ont eu pour cadre la petite ville toute proche de Gladstone. Le 16 avril 1982, Deborah Pinkerton, soixante-douze ans, veuve d'un médecin, est retrouvée poignardée dans le pavillon qu'elle habite seule. Le crime est particulièrement sauvage. La malheureuse s'est défendue avec acharnement, réussissant même à blesser son agresseur. Après son meurtre, l'assassin a fouillé la maison et a sans doute fait main basse sur une somme importante, car il était de notoriété publique à Gladstone que la veuve cachait ses économies chez elle et on n'a rien retrouvé.
Immédiatement les soupçons se portent sur Kenneth Walters. C'est lui que le shérif Dwight Miller interroge le premier et il ne cesse, par la suite, d'orienter son enquête autour de lui. Il faut dire qu'il a quelque raison pour cela. Kenneth Walters, peintre en bâtiment au chômage, habite, en compagnie de sa mère, une baraque en préfabriqué, non loin de la villa de Mme Pinkerton. C'est un endroit repoussant, qui, avec ses herbes folles, ses vieux pneus et ses carcasses métalliques, ressemble à une décharge publique.
Cela, Deborah Pinkerton ne l'admettait pas et elle avait pris l'initiative d'une pétition pour chasser de Gladstone, Kenneth Walters et sa mère. Ce dernier avait très mal pris la chose et il avait publiquement menacé de mort la veuve du médecin. Or de tels propos ne pouvaient être pris à la légère : Kenneth Walters est un violent, qui a été condamné à plusieurs reprises pour coups et blessures.
Tout le désigne donc comme l'assassin, d'autant que, s'il n'y a pas de preuves à proprement parler, il existe un ensemble de présomptions contre lui. Certes, personne ne l'a vu entrer chez la victime, on n'a également pas retrouvé ses empreintes dans le pavillon. Mais il n'a pas d'alibi, plusieurs personnes l'ont vu chez lui le matin du meurtre, à une centaine de mètres du lieu du crime et surtout le sang de l'agresseur, qui a taché le corsage de Deborah Pinkerton, est du même groupe que le sien. Dans ces conditions, après une courte enquête, le shérif Miller inculpe Kenneth Walters de meurtre et celui-ci, malgré ses protestations d'innocence, est traduit devant la cour d'assises du Massachusetts.
Une fois terminée la lecture de l'acte d'accusation, le président pose la question traditionnelle :
— Accusé, plaidez-vous coupable ou non coupable ?
Et Kenneth Walters répond d'une voix forte :
— Non coupable, Votre Honneur !
Le premier témoin à venir à la barre est Dwight Miller, le shérif. Il s'exprime avec conviction, sans pour cela tirer le tribunal de sa torpeur. (à suivre...)


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