Constat n Le secteur de l'éducation n'a pas connu les résultats escomptés par le lancement de la réforme. Celle-ci a répondu à des objectifs plus économiques que pédagogiques. Estimant que le devenir de l'école publique est menacé notamment sur le plan de la qualité pédagogique, 5 syndicats de l'éducation organisés en intersyndicale, à savoir, le Satef, le Cnapest, le Snapap, la CLA et la Cnec ont décidé de lancer une pétition intitulée : «en faveur de la sauvegarde et de l'amélioration de l'école publique» c'est ce qu'a révélé, lundi, Mohand Salem Sadali, coordinateur du Satef lors d'une conférence de presse animée, hier, au siège de son syndicat à Tizi Ouzou. Selon lui «la réforme scolaire répond à des objectifs plutôt économiques que pédagogiques», il cite l'exemple de la suppression de l'enseignement technique car il nécessite beaucoup de moyens et revient cher au secteur. Pour les rédacteurs de la pétition «la restriction budgétaire a pris le pas sur le souci de la qualité pédagogique et, aujourd'hui, l'école se trouve handicapée par le manque de moyens, d'enseignants et le recours excessif aux contractuels». A cet effet, ils demandent à toute la société et particulièrement les parents d'élève de s'impliquer davantage dans ce combat en faveur de l'école publique. Entre autres revendications que nous pouvons lire sur la pétition, la consécration pour le secteur de l'éducation d'au moins 6% du PIB soit le taux défini par la norme internationale. M. Sadali n'a pas manqué de dénigrer, au passage, les syndicats qui ont lancé ou se préparent à des actions de protestation afin de réclamer la révision du régime indemnitaire. Pour lui, il y a plus urgent que les questions salariales. «Il faut d'abord se préoccuper de la qualité de l'enseignement et des connaissances au niveau des écoles», a-t-il souligné. Abordant la question du statut particulier, il dira que celui-ci marque un recul à cause des nombreuses contraintes infligées aux travailleurs de l'éducation. Il citera entre autres, la non-régularisation des 40 000 contractuels, la possibilité d'inscrire un travailleur dans le mouvement des enseignants sans que le concerné le demande (article 24), la possibilité d'orienter un travailleur vers un autre secteur que celui de l'éducation (article 3) et la généralisation de la permanence pendant les vacances, à tout le personnel de l'éducation. Il annoncera que la base a été consultée par les 5 syndicats sur les actions à mener sur le terrain de la protestation. Une réunion les regroupera demain jeudi pour dégager des actions consensuelles et «si les travailleurs veulent engager un bras de fer nous allons assumer notre responsabilité», a-t-il conclu.