Plus de cinq mille personnes, victimes du travail forcé dans des grandes fermes du Brésil, ont été libérées par l'inspection du travail en 2008. En 2008, 5 266 travailleurs travaillant dans des conditions s'apparentant à de l'esclavage ont été libérés, le nombre le plus important après le record de 2007 (5 974 travailleurs). La moitié des victimes travaillait dans des champs de canne pour la production de sucre et d'éthanol. Le ministère du Travail a indiqué, quant à lui, qu'au premier trimestre de cette année, 470 victimes du travail forcé avaient été libérées. Dans son rapport annuel sur la violence dans les campagnes, la Commission pastorale de la terre (CPT) a indiqué que les conflits agraires se sont soldés par 28 morts l'an dernier, le même nombre qu'en 2007. En ce qui concerne les conflits agraires, «72% des assassinats ont eu lieu en Amazonie», selon la CPT qui souligne que «plus de la moitié de ces conflits touchaient directement les populations traditionnelles, ce qui montre clairement l'intérêt du capital pour les territoires occupés par ces communauté», telles que les Indiens ou les petits paysans.