Le ministre de l'Education nationale, M. Abdelatif Baba Ahmed a affirmé hier que les responsables du secteur de l'éducation nationale «se concertent» actuellement en vue de trancher la question de l'organisation d'une deuxième session des examens de fin de cycle primaire. «Nous nous concertons et nous allons peut-être trancher la question de l'organisation ou non d'une deuxième session des examens de fin de cycle primaire la semaine prochaine», a déclaré M. Baba Ahmed en marge de la séance plénière du Conseil de la Nation. Le ministre qui n'a pas manqué de souligner que cette session «enregistre un taux faible de réussite», a déclaré que les élèves qui passent la session de rattrapage et rejoignent le cycle moyen «doublent généralement la première année moyenne en raison de leur faible niveau». C'est la raison pour laquelle, a expliqué M. Baba Ahmed qu'une concertation est menée à ce sujet afin de «revoir la façon qui permet de donner une nouvelle chance à l'élève pour lui permettre d'accéder au cycle moyen dans de meilleures conditions et avec ses propres efforts pour ne pas refaire la première année du moyen». Revenant à la réforme du système éducatif, le ministre a tenu, en premier, à démentir les informations selon lesquelles l'âge légal de la scolarisation de l'enfant sera fixé à 6 ans : «La réforme vise l'atteinte d'un taux de scolarisation à 10% au niveau du cycle du préscolaire tout en maintenant les cinq années du cycle primaire. Actuellement, ce taux est de 80%.» A propos des bourses d'études à l'étranger, Abdellatif Baba Ahmed a expliqué que ces dernières relevaient du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique affirmant que la décision d'arrêter l'octroi de ces bourses a été prise par le président de la République, en 2008. Il a tenu à préciser également que la décision du président Bouteflika visent à ce que les plus brillants étudiants restent dans le pays car «la majeure partie des étudiants ayant bénéficié de bourses d'études de post-graduation à l'étranger ne sont pas revenus au pays une fois leurs études universitaires terminées». L'Algérie, a-t-il poursuivi, «accordait par le passé ce genre de formation aux lauréats car beaucoup de spécialités n'étaient pas disponibles contrairement à aujourd'hui où les opportunités de formation existent même pour les sciences exactes». Toutefois, a fait remarquer le ministre, la formation résidentielle à l'étranger «est toujours de mise mais se limite seulement aux études supérieures de post-graduation selon des règles en vigueur bien précises». Précisons enfin que le ministre de l'Education nationale -qui répondait aux questions orales lors d'une séance plénière du Conseil de la Nation- a indiqué, hier, que les dépenses actuelles de la stratégie nationale d'alphabétisation, depuis son lancement en 2007, avoisinent les 13 milliards de dinars «soit moins du quart du montant global des dépenses prévues». Cette stratégie «n'est pas financée par un fonds spécial. Son budget de fonctionnement est fixé et adopté annuellement à l'instar des budgets du secteur public et suivant des règles juridiques», a ajouté le ministre. S'agissant de la responsabilité des intervenants dans la mise en œuvre de la stratégie nationale d'alphabétisation, notamment l'Office national d'alphabétisation et de l'enseignement pour adultes, M. Baba Ahmed a indiqué que cette stratégie adoptée par le Conseil du gouvernement le 23 janvier 2007 «requiert la conjugaison des efforts de tous et l'intervention de l'ensemble des secteurs concernés». A propos de l'évaluation de la stratégie, le ministre a indiqué qu'elle «se fait de manière régulière et suivant des mécanismes périodiques dont les jumelages avec l'Union européenne (UE) dans le cadre de l'accord d'association entre l'Algérie et l'UE, les colloques et les journées d'étude». «L'alphabétisation n'est pas propre à un secteur précis mais c'est l'affaire de tous», a conclu le premier responsable du secteur. H. Y./APS