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En finir avec le diktat imposé par les pseudo-supporters
Ils s'ingèrent dans tout ce qui touche à la vie des clubs
Publié dans La Tribune le 24 - 01 - 2016

La violence dans les et autour des stades algériens interpellent les consciences. Celles des responsables de l'Etat, notamment ceux chargés de la gestion du secteur, mais aussi celles de toute la population qui subit de plein fouet cette violence. Surtout que les pseudo-supporters à l'origine de la violence n'en sont pas toujours les victimes. Donc, tout le monde doit se mobiliser pour endiguer ce phénomène qui met la vie des gens en danger. D'où vient cette violence qui ne faisait pas partie des mœurs algériennes, il n'y a pas si longtemps ? Plusieurs facteurs ont encouragé la propagation de la violence dans les stades, notamment la violence des années quatre-vingt-dix et les discours irresponsables de certains dirigeants de clubs, de joueurs ainsi que certains écrits journalistiques semant la haine, le régionalisme et même le racisme.
Mais il y a un autre phénomène qui a participé à nourrir cette violence dans nos stades. A une certaine période, notamment à la fin des années quatre-vingt-dix et au début de la décennie 2000, certains présidents de clubs utilisaient des supporters comme un moyen de pression contre leurs propres entraîneurs ou certains de leurs joueurs. Ce phénomène étrange a permis aux commanditaires de se débarrasser de certains coachs et joueurs sans que le contenu de leurs contrats respectifs ne leur tombe sur la tête. Des séparations soi-disant à l'amiable mais qui sont à chaque fois favorables aux clubs et à leurs présidents. Comment cette manigance était-elle conduite ? Les dirigeants de clubs font appel à certains supporters (dont certains sont ni plus ni moins des voyous) pour leur demander de mettre la pression sur tel entraîneur ou tel joueur. Après insultes, obscénités et menaces, les cibles de ces attaques finissent par craquer et déposer leur démission, surtout que ces énergumènes arrivent souvent à s'introduire dans les enceintes sportives (comme lors des séances d'entraînement) avec la complicité de leurs commanditaires.
Aujourd'hui, depuis l'entrée en vigueur du professionnalisme et la tendance à sanctionner systématiquement les clubs en raison de la violence de leurs supporters, les présidents des clubs coupables de ce comportement essaient de se débarrasser des pseudo-supporters qu'ils ont utilisés quelques temps auparavant. Une œuvre pas toujours facile à réaliser dans la mesure où certains voyous exercent du chantage aux responsables de clubs pour différents dividendes, notamment financiers. Le plus grave dans cette histoire, c'est cette propension de ces supporters à s'ingérer dans la gestion du club. Dans certains clubs et sur certaines questions, ils font la loi au sein des clubs. Certains joueurs sont obligés de quitter leurs clubs respectifs, suite à des pressions de ces mêmes supporters, et ce, pour des raisons farfelues. L'on a déjà vu des «fans» s'acharner contre un joueur qui a raté un penalty ou un autre qui «n'a pas assez mouillé son maillot».
Ils en sont arrivés aujourd'hui à imposer les stades où se dérouleront les rencontres impliquant leurs équipes respectives, en faisant chanter les responsables des ligues. Les responsables en charge du sport-roi en Algérie finissent souvent par céder aux caprices de ces enfants gâtés des clubs, ex-chouchous de présidents en mal de légitimité. Soit on répond favorablement aux exigences de ces voyous déguisés en supporters, soit les matches connaîtront des incidents qui pourraient s'avérer graves. Et c'est là où le bât blesse, dans la mesure où quand on cède à leurs petites exigences, on aura toujours à faire à d'autres plus grandes et plus importantes. Il est temps que ces énergumènes soient écartés des enceintes sportives algériennes. Il est temps de faire le ménage dans et autour des stades algériens. Les responsables des clubs, des ligues de football, de la fédération et même du ministère de la Jeunesse et des Sports devraient prendre le taureau par les cornes une bonne fois pour toutes et empêcher ces trouble-fêtes d'imposer leur diktat, que ce soit dans le choix des joueurs ou entraîneurs ou dans la localisation des rencontres de championnat national. L'ordre doit être rétabli à tous les niveaux de responsabilité, national et local, pour que le professionnalisme lancé, il y a cinq années, ne reste pas dans un état embryonnaire, comme c'est le cas aujourd'hui.
M. B.


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