Les scènes culturelles bouillonnent en Algérie. Et la toile rajoute aux diverses initiatives. Au point de se perdre dans une abondance qui ne reflète pas pour autant la réalité de la qualité des thèmes proposés. Des autosatisfactions fusent loin de toute appréciation de critique ou de jurys qualifiés. Musique, littérature, théâtre, festival... Les scènes culturelles bouillonnent en Algérie. Et la toile rajoute aux diverses initiatives. Au point de se perdre dans une abondance qui ne reflète pas pour autant la réalité de la qualité des thèmes proposés. Des autosatisfactions fusent loin de toute appréciation de critique ou de jurys qualifiés. Musique, littérature, théâtre, festival… La nomenclature artistico-culturelle se charge au grand bonheur des figures éphémères s'apparentant à un tube d'été. La confusion bat son plein dans un microcosme se voulant festif et auquel le public contribue aveuglément faute d'une culture artistique de haut niveau. On ne devrait pas mettre dans le même sac tous les programmes. Certains méritent d'être choyés à l'image de leur degré de performance. Il est des grilles qui attirent de par leur thématique et leur audience (festivals institutionnalisés), contrairement à d'autres… pourtant dispensant quelques minutes de «brouhaha artistique» devant une audience cherchant délivrance. Et ça paye ! La prolifération des boîtes de productions enregistrées ces dernières années à la faveur de quelques facilitations a hissé maladroitement des affiches. L'offre s'invite inélégamment, piaffant les rudiments de l'art pour un ego démesuré. Doit-on restituer les spectacles de chambre pour mieux apprécier les arts ? Ce n'est pas la seule solution pour quelques observateurs, indiquant qu'on peut garantir une multitude de scènes didactiques sans qu'elles soient un fourre-tout. Pour peu que l'implication de plusieurs vecteurs demeure de mise. Médias, gestionnaires du secteur, associations doivent s'armer de bon sens pour lutter contre les initiatives stériles n'apportant qu'un simple toast à la culture. Certaines voix iront loin dans leur critique, pointant du doigt quelques complicités dans la lecture des œuvres proposées au grand public. «Les médias détiennent un grand rôle dans les analyses et évaluations qu'elle porte sur des créations. Si la nuance est complaisante et tendancieuse, le public (non averti) pourra en payer les frais au grand dam du baromètre d'audience», alertent-elles. Zapper l'essentiel est malheureusement monnaie courante chez quelques plumitifs ou caméraman. Combien de fois n'a-t-on pas assisté à des spectacles de haut niveau sciemment cloué, car ne répondant pas aux attentes de quelques lobbies pour lesquels la culture est «restreinte».Le règlement de compte pénalise parfois les scènes au grand dam des prouesses. C'est un fait. Et par ricochet surgissent de pseudo stars disposant de bons relais. Le traitement des activités culturelles obéit à des règles et à des évaluations. Certes la subjectivité renferme son ton. Pas au point de faire passer des pilules scéniques indigestes. Or une autre réalité caractérise, voire encourage la multiplication des plateaux artistiques «fast-food» : il s'agit de la demande. Le public en Algérie, en dépit des essais générés par l'institutionnalisation de festivals de haut niveau, reste toujours à la recherche de l'ambiance festive. En clair, la culture artistique en son large spectre s'acquiert au fur et mesure que les relais de transmissions s'y mettent par professionnalisme. Les goûts se discuteraient… dans les arts surtout si les motifs sont altérés. N. H.