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Les misères des supporters fair-play
Ils sont également victimes de la violence dans les stades
Publié dans La Tribune le 19 - 09 - 2009


Photo : Sahel
Par Abdelghani Aïchoun
Le débat autour de la violence dans les stades est redevenu récurrent ces dernières années. Dans bien des cas, le moindre match du championnat algérien est un événement
«à haut risque».
C'est valable pour toutes les divisions. Même d'autres sports, réputés pour leur fair-play auparavant, commencent à être touchés par ce phénomène. Et, bien évidemment, c'est le supporter qui est souvent pointé du doigt.
Une minorité fair-play ?
A cet effet, il faut dire que, même s'il est évident que bon nombre des supporters des clubs algériens sont devenus «ultras», pour ne pas dire violents, et n'acceptant jamais la défaite, il y a, néanmoins, d'autres supporters qui se dirigent vers un stade pour voir évoluer leurs clubs favoris et rien de plus. Ceux-là sont même «victimes» de ce phénomène de la violence dans les stades qui, d'une certaine manière, stigmatise le supporter algérien et le fait apparaître comme un jeune «incontrôlable» dont il faut se méfier. Il y a bien des supporters fair-play qui applaudissent l'adversaire à la fin de la partie, même si leur club a perdu le match.
Et comme, fort logiquement, c'est les scènes de violence qui font la une des journaux, et non la sportivité de certains, ce qui est tout à fait normal, même s'il serait préférable qu'un public qui fait preuve de fair-play soit salué pour sa part, il est bien clair que ceux-là sont «réduits au silence» et ne peuvent donc montrer à l'opinion publique le «désarroi» qu'ils vivent, eux qui subissent également, comme signalé plus haut, les affres de cette violence.
On se souvient qu'à l'occasion du match amical, opposant l'Algérie à l'Uruguay, joué le 12 août dernier au stade du 5 Juillet, la Fédération algérienne du football (FAF) avait réservée une tribune pour les familles. Contrairement à ce qui était attendu, ces dernières sont venus nombreuses.
Mais, même dans le reste des tribunes plus d'un supporter est venu accompagné de ses enfants par exemple. C'était un événement «familial». Pourquoi n'arrive-t-on donc pas à rééditer ce «scénario» pour les matches de championnat ? Farid, un jeune de trente ans environ, membre d'un comité de supporters d'un club algérois, dit le désarroi dans lequel vivent ces «bons» supporters. «Je suis membre de ce comité de supporters depuis près de deux ans. On essaye de s'organiser, mais c'est très difficile. Est-ce que vous imaginez que, parfois, nous-mêmes nous déplaçons au stade avec la crainte de faire face à des problèmes ? Il y a des jeunes qui sont vraiment incontrôlables», nous a-t-il déclaré avant d'ajouter : «Vous savez, quand dix mille supporters se rendent au stade, il suffit que quelques centaines provoquent des scènes de violence pour que ce soit tout le public qui soit pointé du doigt et désigné comme responsable. La violence dans les stades nous nuit à nous aussi.»
Même son de cloche de la part de Belkacem, un père de quatre enfants, qui se souvient de l'époque où «les gens pouvaient se déplacer au stade avec frères et enfants et passer de bons moments en suivant un match d'un niveau appréciable». Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui où «les supporters ne peuvent jamais aller au stade, au point que c'est devenu dangereux même pour les plus âgés, en plus, bien sûr, du niveau du football qui est très faible», ajoute-t-il.
Une situation insupportable
En tout cas, il est clair que beaucoup de supporters souffrent de cette situation, au point que mêmes quelques supporters des plus «chauvins» sont forcés, ces derniers temps, de ne pas trop fréquenter le stade. Certains de ces «anciens» habitués des stades contestent même les nouvelles appellations des supporters, comme les «Chnaoua», «Kawassir» ou bien les «Criquets jaunes». Pour eux, ces termes ont une connotation «violente». Mais, le plus important, c'est qu'ils ne se reconnaissent pas dans ces appellations. «Souvent, quand je suis au stade, je sors avant la fin du match. Les scènes de violence commencent souvent après le sifflet final de l'arbitre, mais ce n'est pas une règle. En tout cas, au cours du match, j'ai une idée sur la manière dont il va se terminer. Et à partir de là, je décide si je dois sortir avant ou après la fin du match», nous a déclaré un supporter de l'USM Blida, rencontré le 6 septembre dernier au stade de la même ville à l'occasion du match des Verts face à la Zambie.
Tout et tous contre les «vrais» supporters
En dernier lieu, il faut signaler que l'autre problème auquel font face ces supporters est lié aux conditions d'organisation des rencontres et des commodités à l'intérieur des enceintes sportives. «Ce n'est pas normal de payer 500 ou 1 000 dinars pour un billet et par la suite être privés de nourriture et même d'eau parfois», nous a ajouté ce même supporter, qui a d'ailleurs soutenu les Verts, sans avoir rompu le jeûne et est resté ainsi sans manger, durant toute la journée, jusqu'aux environs de minuit. Pour lui, un tel engouement mérite un minimum de considération…


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