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Tahar Maz : un grand patriote nous quitte
Publié dans La Tribune le 01 - 10 - 2009

Tranquillement, dans la discrétion, conformément au caractère trempé de l'homme et de son parcours, Tahar Maaz s'est éteint mardi dernier à Istanbul où il était en compagnie de sa femme en train de lutter avec courage contre les affres de la maladie. Résumer le parcours professionnel et militant de Tahar n'est pas une gageure facile quand on connaît l'humilité de l'homme et son peu de propension à s'afficher. De ses années de jeunesse où il a eu à côtoyer les grands militants de la révolution, il a acquis à jamais cette trempe de patriote et de nationaliste qui l'a amené très jeune à rejoindre les rangs de l'ALN et à se consacrer dès l'indépendance au développement de sa chère patrie en acceptant des missions ardues et complexes qui ont fait l'admiration et le respect de tous ceux qui l'ont accompagné dans ses différents postes de responsabilité. Que ce soit dans les mines à la frontière ouest du pays, où il a remplacé avec une équipe de volontaires l'entreprise française en charge de leur exploitation, une période dont, en dépit des rudesses du climat et de la difficulté de la tâche, il se remémorait avec plaisir quelques souvenirs surtout ceux, en parlant des modestes charbonniers, «des hommes qui, par leur sacrifice», constituaient en fait l'un des piliers de l'Algérie indépendante dans le recouvrement de sa souveraineté. Mais, c'est dans le secteur du tourisme, où il a passé l'ensemble de sa vie professionnelle, qu'il a démontré ses compétences de manager et de dirigeant d'entreprise en faisant, à titre d'exemple, de l'hôtel Ryad de Sidi Fredj, construit à l'image des autres chaînes hôtelières du littoral algérois par le célèbre architecte Pouillon, un des fleurons du tourisme algérien. Humblement, avec son épouse Lidie, enseignante de français à Staouéli, il a su tisser un réseau de contact avec la population pour faire de ce lieu un havre de paix et de convivialité où les signes ostentatoires de richesse et les attributs du pouvoir n'étaient pas de mise. Un mode opératoire qui a déplu aux tenants du centre de décision de l'époque, qui, sans ménagement, l'ont écarté, alors qu'il vivait déjà des moments difficiles, occupé à essayer de récupérer, au même titre que de centaines d'autres Algériens, les terres agricoles réquisitionnées par le royaume chérifien sans aucune contrepartie. Retrouvant un poste après une pénible traversée du désert, Tahar Maaz se voyait confier l'ouverture d'une escale à Amsterdam par la compagnie Air Algérie qu'il a, jusqu'au dernier souffle de sa vie, défendue corps et âme en dépit de toutes les vicissitudes pour faire de cet emblématique pavillon national un symbole de la fierté nationale. Mais c'est avec la montée de la violence dans les années 90 qu'il a, à partir de son domicile et avec ses propres moyens, mis en place un comité international de soutien aux intellectuels algériens obligés de quitter le pays. Faisant d'Amsterdam un port de vigile de la démocratie où par ses innombrables connaissances au Benelux il a pu accueillir les journalistes, les hommes politiques et de culture ainsi que les responsables d'associations à même de démontrer que l'Algérie devait rester debout. Cette période de sa vie, il la concevait comme l'une des plus sombres puisqu'il n'y avait pas un jour où il ne pleurait l'assassinat d'un compagnon ou d'un citoyen de quelque bord qu'il soit. Avec le retour de la paix et de la stabilité, Tahar Maaz, bien qu'approché pour occuper des postes de haute responsabilité, a préféré continuer sa mission au sein d'Air Algérie à Amsterdam. Préférant peut-être souffrir en silence et lutter contre sa maladie entouré de sa femme et de sa fille Farah, brillante joueuse de l'équipe nationale de handball d'Algérie, et récemment nommée à la tête d'une des plus prestigieuses firmes de publicité à New York, qu'il ne cessait comme à son habitude de tarabuster pour qu'elle fasse profiter de son know how et de sa compétence sa chère Algérie, en lui demandant de rentrer dans son pays et de reprendre le flambeau.
Toi, l'ami, frère et collaborateur de la Tribune, qui nous a souvent éclairés par des contributions pointues sur les grands dossiers d'actualité dans le monde, repose en paix.
B.-C. H.


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