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Bouteflika pour des sous-ensembles méditerranéens opérationnels
Assistant à la fondation du projet de Sarkozy
Publié dans La Tribune le 14 - 07 - 2008


Photo : APS
De notre envoyé spécial à Paris
Hassen Bachir-Cherif
Au vu de toutes les grilles de lecture exprimées au niveau de la classe politico-médiatique en Algérie, juste après l'annonce de sa participation au sommet de Paris ayant trait à l'Union pour la Méditerranée, on peut sans ambages affirmer que le président algérien a non seulement eu raison de ne pas pratiquer la politique de la chaise vide, en prenant bien soin, avant d'officialiser sa venue à ce sommet, d'insister sur les «négociations» en cours avant le sommet, en rectifiant de manière très sibylline les «réticences» évoquées par le président hôte, Nicolas Sarkozy. Car ce sommet qui s'est achevé hier à Paris sur nombre de déceptions, pour ne pas dire sur un cuisant échec de la diplomatie française et des initiateurs de ce projet, à savoir le couple de sherpas du président français, Guaino-Leroy, qui l'ont managé à quelques encablures de l'Elysée au palais feutré de Marigny, a, en effet, été marqué par un jeu de coulisses et d'âpres tractations sur nombre de dossiers sensibles, particulièrement sur la résolution finale négociée au sabre par les hauts fonctionnaires des délégations participantes. Avant d'être confortée par les chefs d'Etat et de gouvernement présents.
En dépit de tout l'apparat et du faste déployé lors de la cérémonie d'hier, et des détails de préséance pour répartir à bonne distance des délégations aux positions politiques diamétralement opposées, dont les principaux acteurs du conflit du Proche-Orient, le sommet de l'Union pour la Méditerranée de Paris a été réduit à sa plus simple expression. Sous la double impulsion des pays de la rive nord, à l'image de Merkel, ou de leaders
de la rive sud, à l'exemple de Abdelaziz Bouteflika, qui ont, tout en laissant la diplomatie de paillettes de Sarkozy faire son show d'avant son sommet avec les différents acteurs de la crise au Proche-Orient, préféré relooker, revigorer le Processus de Barcelone. Sauvant quelque peu la face d'un sommet leurré par
l'omniprésence de Bachar El Assad ayant peu ou prou effacé la présence gênante d'Israël à ce projet d'union qui a provoqué l'ire de Khadafi, comme on n'explique pas l'absence du roi Mohamed VI, pourtant
compagnon privilégié de Nicolas Sarkozy qui officiellement a argué d'un calendrier chargé. C'est à cet égard que la présence du président algérien au sommet d'hier a été plus que significative et marquante. Son silence plus qu'éloquent et son programme cadenassé ne l'ont pourtant pas empêché, via son staff et la délégation de hauts fonctionnaires qui l'accompagnent, de mener une diplomatie active, pratique et efficace. Notamment sur la question du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée où la bataille qui faisait rage entre Rabat -réponse claire de l'absence du roi du Maroc- Tunis, La Valette et le dernier candidat, Barcelone, s'est terminée par un recours à Bruxelles, souhait, pour ne pas dire exigence, d'Alger pour la participation du chef de l'Etat au sommet d'hier.
Dans cette perspective, comme pour la coprésidence de l'Union pour la Méditerranée, confiée à l'Egypte et à la France, Abdelaziz Bouteflika a réitéré sa position. «Un comité» permanent conjoint, composé de représentants des ambassades à Bruxelles sera mis en place. Il aura pour mission principale d'assister et de contrôler le secrétariat de la nouvelle institution. Il contribuera également à la préparation des réunions
des hauts fonctionnaires et des sessions ministérielles. Le secrétariat sera réduit et ne jouira d'aucune prérogative politique. Son mandat est technique et exclusivement centré sur ces projets. Le mandat politique restera dévolu aux réunions des hauts fonctionnaires et des ministres des Affaires étrangères et principalement au niveau des sommets de l'Union. Une manière on ne peut plus claire de fermer la porte à une entrée en fanfare d'Israël par le biais de ses relais pour une normalisation et une banalisation de ses relations avec tous les pays arabes et, donc, l'ouverture d'ambassades. D'où la sortie mémorable de Khadafi qui a qualifié ce projet «d'effrayant et de dangereux». Dans la même veine que le guide libyen dont les positions algériennes sont partagées dans le fond, pour la forme : aux sorties fantastiques, du côté d'Alger, on privilégie la diplomatie feutrée, le président algérien, en faisant allusion à Israël, préconise, pour répondre aux difficultés de cohérence de quarante-quatre volontés partagées autour de la réalisation d'un projet concret «l'encouragement de projets sous-régionaux, ceux qui ont vocation à rassembler un nombre restreint de pays fermement décidés à aller plus vite et plus loin». Parlant de l'Union africaine, de la Ligue arabe, du Nepad, incontournables sur la scène internationale, Abdelaziz Bouteflika a, avec finesse, balayé les ambitions françaises de leadership sur l'Union méditerranéenne. Disposant d'un demi-siècle de diplomatie, pays au potentiel économique et aux ressources humaines importantes à même de faire recentrer les pôles de décisions politiques à tous les niveaux dans le concert international, l'Algérie est un centre de gravité incontournable sur le plan politico-financier.
La venue d'Angela Merkel à Alger jeudi prochain à la tête d'une importante délégation en est la preuve la plus tangible. Une chancelière dont la realpolitik a pesé sur les travaux de l'Union méditerranéenne partageant aussi le pragmatisme politique du président algérien en étant à son écoute notamment sur les problèmes liés au financement, à l'apport du Nord vers la rive sud et surtout à l'épineux dossier de la circulation des personnes, comme il l'a répété avec force en attirant l'attention des pays riverains de la Méditerranée en soulignant que «l'immigration clandestine est un fléau qui signale l'impuissance et la colère face aux murs qui s'érigent comme dans des prisons ou des ghettos».


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