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Un patrimoine à redorer
Colloque international sur la poésie et la préservation du patrimoine musical
Publié dans La Tribune le 03 - 12 - 2009


Photo : S. Zoheir
Par Wafia Sifouane
Pour sa seconde journée, le colloque international sur la poésie et la préservation du patrimoine musical s'est penché sur plusieurs sujets relatifs à ce thème à travers un grand nombre de spécialistes, tous venus débattre sur cette relation étroite entre deux arts, en l'occurrence la poésie et la musique. Après la première journée qui s'est intéressée aux poèmes populaires du Maghreb et à la définition des différents aspects artistiques de la poésie et sa combinaison avec la musique, le débat du jour a été consacré à «textes-contexte : thèmes abordés par les textes et
l'approche socioculturelle». Une séance présidée par Elsner Jurgen qui a donné l'occasion à la journaliste et chercheuse
syrienne Tourjmane Heba de parler de la relation historique entre la musique et la poésie arabe et leur effervescence dans le monde arabe. «Prenant l'exemple de la poésie arabe, on constate très vite que la musique a évolué au rythme de la poésie et cela en créant une agréable communion esthétique. Les mots étaient parfaitement synchronisés aux notes musicales», dira-t-elle. Aussi, elle soulignera que la musique arabe doit son évolution à la conservation des anciens tempos qui, au fil des années, se sont perfectionnés, engendrant ainsi cette belle musique propre au monde arabe.
Cette intervention sera suivie de celle de Jean Lambert, chercheur au musée de l'Homme de Paris, qui s'est attardé sur «le rôle de la poésie dans la
préservation du patrimoine au Yémen». Il consolidera sa communication en citant une technique très utilisée par les musiciens du Yémen. Cette dernière consiste à prendre des mélodies qui existent depuis longtemps pour les réadapter à de nouveaux textes poétiques et vice versa. Pour être plus clair, cela n'est autre que la préservation du patrimoine musical yéménite, mais grâce à la relation étroite qui existe entre les chants yéménites et les mouachahte, cette technique a su être utilisée un peu partout dans le Moyen-Orient.
Quant à Dahbia Aït Kaci de l'université de Tizi Ouzou, dans sa communication intitulée «l'image de la femme dans les chants festifs : mariage et circoncision», elle souligne le rôle de la femme dans ce genre de célébrations. Appelés le «tibougharine», ce sont des poèmes déclamés par quatre femmes durant des fêtes, elles ne sont pas accompagnées de musique mis à part quelques youyous entrecoupés. Ces poèmes, qui généralement célèbrent l'homme, ont soulevé des questions chez la conférencière : «Quel est leur rôle, apportent-ils des messages et où en est la femme dans tout cela ?»
Dans ce sillage, son homologue Zahia Tehara a dévoilé «l'ethnologie de l'achwiq». Achewiq, ce sont des chants folkloriques souvent présents dans les moments de douleurs, ils parlent de la perte, de la misère et de la souffrance avec pour principal atout une voix de femme triste et forte.
Par ailleurs, pour la troisième journée du colloque, le thème de «l'art de l'écriture des danses» a été à l'honneur avec le professeur Bahloul Brahim. Ce dernier interpellera l'évolution de la danse allant de l'ère primitive à l'ère contemporaine.
D'autre part, le professeur Tehrichi Mohamed de l'université de Béchar a effectué une étude sur «le rôle de la poésie dans la préservation de la
musique du groupe El Ferda». En effet, ce groupe de musique traditionnelle natif de la région de Béchar s'est toujours distingué par son originalité en constituant sa carrière de plusieurs morceaux issus du patrimoine local. D'auteurs inconnus ou relayés de père en fils, les titres d'El Ferda toujours
accompagnés de musique traditionnelle, en l'occurrence luth et instrument à percussion, touchent plusieurs tranches d'âge et toute la société.
On citera le légendaire titre Ben Bouziane souvent associé à la région du Maroc et très repris dans le Sud algérien. Les membres du groupe, qui se produisent sur scène souvent assis à même le sol, vêtus de blanc dans la pure tradition d'el gaada ont su conserver leur propre héritage culturel, allant même jusqu'à se produire à l'étranger et cela sans toucher à leur authenticité. Leurs poèmes qui relatent la foi, la sagesse et des supplications sont toujours d'actualité malgré le temps, ils sont même arrivés au stade de faire renaître un genre musical, aujourd'hui très en vogue, qui est la
musique gnawie.
En outre, par ce sujet riche et consistant, ce colloque qui en est à sa deuxième édition a su drainer beaucoup de monde, et cela grâce à la popularité du thème. Il faut dire qu'il était vraiment temps de s'interroger sur le sort de certaines pratiques artistiques vouées à la disparition ou encore tellement ancrées dans notre quotidien au risque de s'effacer. Un point positif ira à l'organisation du colloque qui s'est déroulé dans de très bonnes conditions ainsi qu'à la qualité des interventions aussi riches les unes que les autres.


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