Du nouveau pour les assurés sociaux souffrant de maladies chroniques. Dès le début du mois d'avril prochain, ils pourront bénéficier des actes médicaux en tiers payant. Le directeur général de la sécurité sociale au ministère du Travail, Djaouad Bourkaib, a indiqué hier que les malades chroniques qui ont un protocole de suivi établi par leurs médecins traitants pourront bénéficier dans ce cadre d'actes d'échographie et de radiologie. Le système de tiers payant applicable aux actes de consultations des retraités, qui a été lancé dans la wilaya de Annaba, il y a une année, concerne 300 médecins conventionnés à l'échelle nationale, a affirmé l'invité de la chaîne III de la radio nationale. M. Bourkaib a indiqué en outre que «la tarification sera définie en fonction des montants contractuels fixés dans la convention, avec des incitations pour les médecins qui prescrivent des génériques et font de la prévention». Ils auront 20% de majoration des tarifs, a-t-il révélé, ajoutant, à titre d'exemple, que la consultation d'un spécialiste qui était de 400 DA peut aller jusqu'à 500 DA grâce à la prescription du médicament générique. Aussi, les médecins qui développent des actes de prévention sont rémunérés par la sécurité sociale. «Il y aura rémunération des protocoles de soins pour les médecins spécialistes qui établissent ces protocoles de soins et des actes médiaux», a-t-il expliqué. Autre nouveauté pour l'année 2010, la liste des médicaments remboursés sera élargie. Selon le directeur général de la sécurité sociale, elle «passera de 3 200 marques de médicaments remboursables à 4 000 en 2010. Toutes les maladies sont couvertes. Nous pouvons soigner tous les types de maladies avec cette liste de médicaments». D'après lui, la liste des malades chroniques pris en charge à 100% par la sécurité sociale sera actualisée. «Cette liste n'a pas été actualisée depuis plus de vingt ans. Il y a lieu de l'actualiser en fonction des données épidémiologiques nationales. Nous prenons en charge les maladies les plus lourdes et les plus coûteuses pour permettre l'accès aux soins», a-t-il indiqué. Il a par ailleurs révélé que la CNAS a maitrisé ses dépenses à hauteur de 200 milliards de dinars en 2009. L'application du tarif de référence a fait baisser le prix du médicament, selon les explications du directeur général de la sécurité sociale au ministère du Travail. A. R.