Photo : Riad De notre correspondant à Constantine Nasser Hannachi La wilaya de Constantine tente vaille que vaille d'apporter un nouveau look à ses espaces de vente, notamment ceux proposant des fruits et des légumes. Les mesures d'hygiène et de contrôle se multiplient durant le mois de Ramadhan. Néanmoins, l'informel y trouve place pour freiner l'élan entrepris visant à assainir ces stands et garantir aux citoyens des courses sans grandes bousculades… ni imprévus sur les coûts proposés. Les services de la DCP poursuivent leur action en continu en vue de détecter les failles dans les ventes et l'éventuelle existence de nouveaux emplacements non autorisés, en vain. Les infractions retenues ne sont qu'une partie de l'iceberg. Les marchés sont loin d'être épurés de la main étrangère de l'informel souvent… incontrôlable que ce soit sur le plan des pratiques commerciales ou de la qualité. Sur un autre registre, il faut savoir que la municipalité qui a pris le taureau par les cornes pour rentabiliser ses biens n'est toutefois pas parvenue à rouvrir le marché de Khouhil Lakhdar où l'informel bat son plein. «C'est une question de temps. Les responsables se penchent sur ce cas et entendent bien y mettre de l'ordre», avance la commune. Depuis l'installation du nouveau dispositif de gestion des marchés et le plein pouvoir qui est accordé aux maires dans la régularisation, il règne un peu d'ordre dans les différents bazars malgré le pêle-mêle qui s'y infiltre. Il n'empêche que le recouvrement par les locataires se fait rubis sur l'ongle sous peine de poursuite judiciaire. «Avant d'entreprendre une action de location ou de renouvellement, le souscripteur est dans l'obligation de s'acquitter de tous ses arriérés s'ils sont effectifs», précise l'APC. Le social n'a pas survécu au nouveau mode de gestion. Surtout si l'on sait que les APC ont été largement lésées par ces locations sans bénéfices. Situation qui les a amenées à réfléchir sur le sujet et accoucher de décisions fermes se traduisant, entre autres, par des locations aux enchères et ce, en appliquant une «fonction mathématique» introduite par des spécialistes et cadres auprès de la municipalité, pour ne léser aucune partie. Elle définit le coût des stands selon leur zone et leur catégorie. La fourchette de cession étant fixée à 1 900 DA pour une petite surface à louer.