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Hôtels et salles des fêtes dans le collimateur des brigades mixtes à Oran
Bien que les services de contrôle manquent de moyens et d'effectifs
Publié dans La Tribune le 29 - 06 - 2011


Photo : Sahel
De notre correspondant à Oran
Mohamed Ouanezar
La saison estivale s'annonce, d'ores et déjà, chargée pour les brigades des directions du commerce qui ont à charge le contrôle de la qualité des produits de large consommation et du respect des règles d'hygiène et de sécurité alimentaire. Particulièrement le mois d'août qui promet d'être doublement chaud en cette saison. D'abord, parce que c'est le mois le plus chaud où se concentrent l'essentiel des activités marchandes et commerciales au vu de la hausse de la demande. Ensuite, parce que c'est le mois le plus propice aux intoxications alimentaires, aux fraudes sur la qualité et le prix, au non-respect et au défaut d'hygiène et de sécurité. Autant de griefs conjugués au mois sacré du Ramadhan, synonyme de hausse des prix et de tricheries sur la qualité des produits.
Le manque de personnels qualifiés et de contrôleurs complique la mission
La Direction du commerce de la wilaya d'Oran a du pain sur la planche, quand on sait que la capitale de l'Ouest est devenue La Mecque des commerçants de fortune et des marchands de saison, dont la prolifération ces dernières années inquiète. De fait, la Direction du commerce ne dispose pas du personnel adéquat et suffisant pour faire face aux commerçants parasitaires. La mission des brigades relevant du contrôle de la qualité et des prix (DCP) et de l'Inspection régionale des enquêtes économiques (Ireff) s'annonce hypothéquée et quasi inefficace sur le terrain. Une mission déséquilibrée face à l'ampleur de la tâche et de la multitude de commerces et d'établissements directement impliqués dans la commercialisation des produits de large consommation. Les risques d'avaries et de carences sont élevés. Les équipes pluridisciplinaires de la DCP sont souvent confrontées à leur incapacité de faire face à une situation fort anarchique. «C'est complètement disproportionné. On demande aux fonctionnaires de la DCP et aux inspecteurs de veiller au contrôle sur le terrain. Mais cela reste impossible. D'abord, nous manquons de personnels suffisants et qualifiés pour couvrir toutes les zones où les activités sont assez importantes et nous ne disposons pas du matériel nécessaire. Concernant la saison estivale, nous mobilisons pratiquement l'essentiel de nos équipes pour sillonner la Corniche et nous ne le faisons qu'à 60%. C'est très dur pour nous. Malgré cela, grâce au flair et à l'expérience de certains de nos éléments, nous arrivons à cibler certaines zones et réaliser des prises importantes», confie un inspecteur de la DCP. Les lieux les plus mis en cause dans la survenue des intoxications alimentaires, notamment en été, sont incontestablement les salles des fêtes et les établissements hôteliers. Pour ce faire, la Direction du commerce a trouvé une formule intéressante pour renforcer son contrôle sur le terrain. Conjointement avec la Direction de la santé et de la population, des brigades mixtes ont été mises sur pied pour effectuer des contrôles réguliers sur une vingtaine d'établissements choisis parmi les plus à risque. Les contrôles concernent les conditions d'hygiène dans les restaurants et les cuisines destinés à préparer les mets pour les familles et la clientèle. Souvent, ces établissements sont dépourvus des matériels de réfrigération et de conditionnement des produits périssables, notamment le lait et les produits laitiers, les œufs, les viandes, etc. Cela est d'autant plus difficile qu'en l'absence de facturation et de transparence dans les transactions d'approvisionnement, il reste très aléatoire d'effectuer des contrôles efficients, à même de définir la traçabilité des produits et d'éviter des incidents majeurs. Dans la plupart des établissements hôteliers, les conditions d'hygiène et de propreté laissent à désirer. D'abord, ces structures situées en ville ne disposent pas d'un personnel qualifié en restauration. Souvent, les menus proposés sont de qualité douteuse. Dans certains autres établissements, la restauration est un surplus qui peut être commandé selon les circonstances et la capacité des clients à faire face à des dépenses supplémentaires. Certains font même appel à des restaurants et à des traiteurs pour y faire face.
La contribution et l'implication des citoyens sont à même de renverser la vapeur
Selon l'Association des consommateurs, «le taux d'absence de conditions d'hygiène et de non-respect des règles de l'éthique commerciale dépasse les 80% du parc commercial». Dans ce cadre, un inspecteur de la DCP nous expliquera que «seuls les citoyens peuvent créer le déclic en dénonçant ces pratiques et en recourant à l'intervention des brigades de contrôle de l'hygiène. Pour cela, il faut que nos responsables mettent un numéro vert à la disposition des citoyens qui restent les premières victimes de ces dépassements graves». On croit savoir, à ce sujet, que l'essentiel des interventions des brigades se fait à la lumière de témoignages et autres plaintes émanant de citoyens victimes de dépassements flagrants. Pour peu que chacun y mette du sien, les choses pourraient s'améliorer.


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