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Morsi, prérogatives présidentielles ou dictatoriales ?
Manifestations rivales en Egypte, des sièges du parti islamiste incendiés
Publié dans La Tribune le 23 - 11 - 2012

Les Egyptiens n'en reviennent pas. Au lendemain de du cessez-le-feu à Ghaza, le président Mohamed Morsi a pris, jeudi, des dispositions à valeur constitutionnelle élargissant ses pouvoirs et les renforçant, en particulier face à l'appareil judiciaire au sein duquel il a limogé le puissant procureur général. Ce même magistrat qu'il n'avait pas réussi à évincer il y a quelques semaines. «Les déclarations constitutionnelles, décisions et lois émises par le président sont définitives et ne sont pas sujettes à appel», a affirmé le porte-parole de la présidence, Yasser Ali. M. Morsi a aussi décidé qu'aucune instance judiciaire ne pouvait dissoudre la commission chargée de rédiger la future Constitution. Il ôte ainsi le droit à la Haute cour constitutionnelle d'examiner un appel contre la composition de cette commission constituante, dominée par les islamistes. Il a même prolongé de deux mois le mandat de la commission, qui devait initialement prendre fin mi-décembre. Une fois achevée, la loi fondamentale doit être soumise à un référendum et des élections législatives doivent suivre. Ces décisions visent à «nettoyer les institutions» et «détruire les infrastructures de l'ancien régime», a expliqué Yasser Ali.
Des décisions qui n'ont pas été du goût de la majorité de ceux qui ont animé la place Tahrir tout au long de la révolte qui a destitué Moubarek.Aussi, l'opposition a parlé de coup d'Etat et appelé à des manifestations à travers le pays. Les manifestations organisées après la prière du vendredi ont été violentes. Les deux camps se sont affrontés. Des manifestants ont incendié des locaux du parti des Frères musulmans, dont est issu le président Morsi, hier. Selon la télévision publique, des manifestants ont mis le feu aux sièges du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la branche politique de la confrérie des Frères musulmans, dans les villes d'Ismaïliya et Port-Saïd, dans l'est du pays. Les opposants, en majorité des libéraux et des laïques, étaient regroupés place Tahrir, qui fut l'épicentre de la révolte pro-démocratie de janvier-février 2011. Ils devaient être rejoints par Mohamed El Baradei, un ancien chef de l'agence nucléaire de l'ONU, et Amr Moussa, un ancien chef de la Ligue arabe. M. El Baradei a accusé, la veille, M. Morsi de s'être «proclamé nouveau pharaon». A quelques kilomètres, les partisans de M. Morsi étaient rassemblés devant le palais présidentie,l dans le nord du Caire. Parmi eux, la puissante confrérie des Frères musulmans. «Le peuple soutient les décisions du président», ont-ils scandé. M. Morsi cumule déjà les pouvoirs exécutif et législatif et entretient des relations tendues avec une grande partie de l'appareil judiciaire. Il avait renforcé son pouvoir en écartant en août le ministre de la Défense de l'ex-régime, Hussein Tantaoui. Pour les détracteurs du président Morsi, ses pouvoirs élargis remettant en cause les acquis de la révolte qui a renversé Hosni Moubarak, a valu à M. Morsi d'être qualifié de «pharaon», comme son prédécesseur. «C'est un coup d'Etat contre la légalité (...) Nous appelons tous les Egyptiens à protester vendredi sur toutes les places d'Egypte», a dit Sameh Achour, chef du syndicat des avocats, jeudi soir au côté de MM. El Baradei et Moussa. «Morsi conduit le pays vers un enfer politique», selon lui. Tous trois ont accusé le président de «monopoliser les trois branches du pouvoir», et de chercher à «anéantir l'indépendance du pouvoir judiciaire». «Morsi, dictateur temporaire», a titré, pour sa part, le journal indépendant Al-Masry Al-Youm.
G. H.


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